Des médicaments et du matériel médico-chirurgical d’une valeur estimée à 350 000 dollars ont été dérobés au sein du Service national de santé (SNS) mozambicain au cours du premier semestre 2026, selon l’Autorité nationale de régulation des médicaments (ANARME).
Des détournements de médicaments et d’équipements pour une valeur de 350 000 dollars ont été révélés au Mozambique à l’issue d’une campagne nationale d’inspections menée dans des pharmacies, cliniques, centres de santé, marchés informels et établissements de bien-être.
Au total, 580 établissements ont été contrôlés, permettant aux autorités de procéder à 19 saisies de produits pharmaceutiques, principalement dans des pharmacies, a indiqué le porte-parole de l’ANARME, Cassiano João.
Près de 25 000 unités de médicaments appartenant au SNS ont été saisies. Il s’agit notamment de traitements contre les maladies gastro-intestinales, d’analgésiques, d’antirétroviraux, de médicaments contre les troubles de l’érection, de produits amaigrissants et de divers dispositifs médicaux.
Cinq procédures pénales ont été ouvertes pour la vente illégale de médicaments issus du système public de santé. Les investigations portent sur des suspects identifiés dans les provinces de Sofala, Zambézie, Manica et Nampula, ainsi que dans la ville de Maputo.
Selon M. João, les dossiers sont actuellement examinés par le Parquet général de la République.
Sur le plan administratif, les autorités ont également ordonné la fermeture de 17 pharmacies dans les provinces de Gaza et de Tete. Elles ont par ailleurs suspendu les importations de produits provenant de quatre fabricants indiens pour non-respect des normes de bonnes pratiques de fabrication.
Pour l’ANARME, les résultats de ces contrôles mettent en évidence des failles dans la gestion des stocks du système public de santé et soulèvent des soupçons de détournement de médicaments destinés aux établissements sanitaires publics.
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