La ministre ivoirienne de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a apporté une assistance en vivres, non-vivres et numéraire aux pensionnaires de l’hôpital psychiatrique de Bingerville le 23 juillet 2026.
Par un soutien en denrées, non-vivre et numéraires, remis par Mme la ministre Myss Belmonde Dogo à l’hôpital psychiatrique de Bingerville, le gouvernement ivoirien vise à renforcer la dignité des patients, promouvoir l’inclusion sociale et lutter contre la stigmatisation des troubles psychiques. Le gouvernement s’engage ainsi à soutenir la réhabilitation psychosociale et à encourager la sensibilisation pour une santé mentale accessible à tous.
Le gouvernement ivoirien réaffirme, à travers cette action, son engagement en faveur des personnes vulnérables. Ce geste de solidarité, qui s’inscrit dans la politique d’inclusion sociale de l’État, s’est concrétisé par une dotation diversifiée visant à améliorer le quotidien des malades.
Le don comprend des vivres de première nécessité tels que des sacs de riz de 50 kg, des cartons de tomates, des cartons de pâtes et des packs d’eau, des produits d’hygiène et de logistique incluant des cartons de savon, des serviettes hygiéniques, des sous-vêtements féminins, des seaux et des torches d’éclairage, ainsi qu’une enveloppe financière de 2 millions de F CFA.
Pour la directrice de l’établissement, Olga Porquet, cette visite ministérielle dépasse la simple valeur matérielle. « Grâce à votre présence, on ne nous verra plus comme l’hôpital des fous. Elle nous rappelle que la santé mentale est l’affaire de tous », a-t-elle témoigné avec gratitude.
Olga Porquet a rappelé que la prise en charge moderne ne se limite plus aux médicaments, mais repose sur la réhabilitation psychosociale et l’accompagnement vers l’autonomie. Malgré un taux de prise en charge record de 108 % enregistré en 2025, l’institution fait encore face au poids des préjugés.
La ministre Myss Belmonde Dogo a profité de cette tribune pour dénoncer la stigmatisation sociale qui entoure les maladies psychiques en Côte d’Ivoire, la qualifiant de frein majeur à l’accès aux soins et à la réinsertion.
« Aujourd’hui, la santé mentale est un sujet qui touche toutes les catégories sociales », a déclaré la ministre. Elle a exhorté le personnel soignant et les responsables hospitaliers à intensifier les campagnes de sensibilisation hors des murs de la structure afin de faire évoluer les mentalités.
L’objectif affiché par le gouvernement est clair : faire comprendre à l’ensemble de la population qu’une personne atteinte de troubles mentaux peut guérir, se réinsérer et jouer un rôle actif au sein de la société. L’Hôpital psychiatrique de Bingerville, un établissement de référence, a été créé en 1962.
AP/Sf/APA







