L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) poursuit sa progression avec 1 759 cas confirmés et 600 décès enregistrés au 9 juillet 2026, selon le dernier bilan des autorités sanitaires publié ce jeudi 9 juillet 2026.
Déclarée le 15 mai dernier, la flambée épidémique en RDC, marquée ce 9 juillet par 1 759 cas confirmés et 600 décès, est due à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare pour laquelle aucun vaccin ni traitement homologué spécifique n’est actuellement disponible. L’épidémie touche principalement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec une propagation qui inquiète les autorités sanitaires en raison des déplacements des populations et des difficultés d’accès à certaines zones.
La situation s’est aggravée ces derniers jours avec l’apparition de nouveaux cas suspects dans la province de la Tshopo, notamment à Kisangani, une zone jusque-là épargnée. Les équipes de surveillance enquêtent sur l’origine de ces infections afin de déterminer s’il existe un lien avec les foyers déjà connus.
Une riposte confrontée à de nombreux défis
Les autorités congolaises, appuyées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires internationaux, poursuivent les opérations de détection, d’isolement des cas, de prise en charge médicale et de suivi des contacts.
Mais la riposte reste confrontée à plusieurs obstacles : manque de financements, difficultés logistiques, insécurité dans certaines zones et pression sur les structures sanitaires. Des centres de traitement ont notamment été affectés par des attaques et des contraintes opérationnelles.
Un essai clinique destiné à évaluer de nouvelles options thérapeutiques contre Ebola Bundibugyo a toutefois débuté en RDC début juillet, une étape considérée comme importante dans la recherche de solutions médicales adaptées à cette souche.
Avec plus de 1 700 cas confirmés et 600 morts, cette épidémie figure désormais parmi les crises Ebola les plus importantes enregistrées en RDC ces dernières années, nécessitant un renforcement urgent des moyens de surveillance et de prise en charge.
TE/Sf/APA







