Le gouvernement d’Eswatini a annoncé jeudi l’arrivée de onze ressortissants de pays tiers dans le cadre d’un accord bilatéral avec les États-Unis, précisant que leur séjour temporaire sera encadré par les lois nationales et les engagements internationaux du royaume.
Le gouvernement d’Eswatini a annoncé jeudi l’arrivée de onze ressortissants de pays tiers (TCN, Third Country Nationals) transférés depuis les États-Unis dans le cadre d’un accord bilatéral entre Mbabane et Washington.
Il s’agit du quatrième groupe accueilli par le royaume dans le cadre de cet arrangement, selon un communiqué officiel parvenu à APA. Cette nouvelle arrivée porte à 29 le nombre de personnes transférées vers Eswatini dans le cadre de cet accord, conclu avec les autorités américaines.
Les autorités eswatiniennes ont indiqué que ces ressortissants, majoritairement originaires de pays africains, bénéficieront de la protection de leurs droits fondamentaux durant leur séjour temporaire, conformément aux lois nationales et aux engagements internationaux du royaume.
Le gouvernement a également assuré que des mesures avaient été prises pour préserver la sécurité nationale et le bien-être de la population pendant la présence de ces personnes sur le territoire.
Eswatini rejoint ainsi plusieurs pays africains ayant conclu des accords dits de « pays tiers » avec Washington pour accueillir des ressortissants étrangers expulsés des États-Unis. Le Ghana, le Rwanda, l’Ouganda et le Soudan du Sud figurent parmi les États africains concernés par ce dispositif, aux côtés du Cameroun et de la Guinée équatoriale selon les accords recensés.
Les volumes restent toutefois limités. Le Ghana a accueilli un premier groupe de 14 ressortissants ouest-africains, dont 13 Nigérians et un Gambien, tandis que le Rwanda a accepté un accord prévoyant une capacité d’accueil pouvant atteindre 250 personnes et a reçu un premier groupe de sept migrants.
Cette politique américaine de transfert vers des pays tiers suscite des critiques de plusieurs organisations de défense des droits humains, qui s’interrogent sur les conditions d’accueil et les garanties juridiques accordées aux personnes concernées.
Eswatini a néanmoins réaffirmé sa volonté de respecter ses engagements bilatéraux et internationaux tout en préservant sa souveraineté et son cadre juridique national.
AC/Sf/APA







