Le Nigéria a dévoilé une feuille de route stratégique destinée à transformer ses importantes ressources en minéraux critiques en levier de développement industriel, de production d’énergie propre et de création de valeur locale.
Présenté au ministre nigérian du Développement des minéraux solides, le Dr Dele Alake, par le Conseil pour le développement des minéraux critiques dans les pays du Sud, la feuille de route pour l’industrie verte ambitionne de faire des vastes gisements nigérians de lithium, de cuivre et de bauxite le socle d’une nouvelle phase de croissance industrielle.
Dévoilée en marge du 5e Sommet africain sur l’investissement dans les ressources naturelles et l’énergie (AFNIS 2026), qui vient de s’achever, la la nouvelle feuille de route met l’accent sur la transformation locale des ressources minières, le développement d’industries à forte valeur ajoutée et l’attraction d’investissements dans les technologies vertes.
Selon le quotidien Vanguard de lundi, cette initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement nigérian visant à réduire les exportations de minerais bruts au profit de chaînes de valeur intégrées, capables de soutenir l’industrialisation, la création d’emplois et la transition énergétique.
En recevant le rapport, le ministre Dele Alake a estimé que celui-ci fournissait « un plan d’action clair » pour aligner les ambitions du Nigéria en matière d’énergie propre avec son potentiel minier. Le document analyse notamment la demande nationale en systèmes photovoltaïques, en solutions de stockage d’énergie par batteries et en véhicules électriques, en la confrontant aux capacités de production et aux flux commerciaux existants.
Selon le ministre, cette étude confirme que le Nigéria dispose des minéraux stratégiques indispensables à sa transition énergétique, tout en offrant des perspectives de transformation industrielle et de fabrication locale.
« En cartographiant la demande, l’offre et les échanges commerciaux nationaux, ce rapport propose des pistes d’action spécifiques à chaque minéral pour tirer parti des ressources nigérianes et favoriser notre industrialisation verte », a déclaré M. Alake.
Il a ajouté que cette feuille de route guidera les réformes destinées à renforcer la valorisation des ressources minières, à développer la transformation locale et à créer davantage de synergies entre le secteur minier et les industries manufacturières, afin de maximiser les retombées économiques des ressources naturelles.
Le rapport souligne également que cette stratégie pourrait accroître l’attractivité du Nigéria auprès des investisseurs internationaux en quête de chaînes d’approvisionnement fiables en minéraux critiques, dans un contexte de forte progression de la demande mondiale en métaux destinés aux batteries et aux technologies d’énergie propre.
Les prochaines étapes porteront sur l’élaboration d’une stratégie de localisation des activités minières et manufacturières, le renforcement des partenariats d’investissement Sud-Sud et la mobilisation des acteurs nationaux pour accélérer les projets d’industrialisation verte.
Selon les auteurs du rapport, cette initiative devrait consolider la position du Nigeria sur le marché mondial des minéraux critiques, tout en soutenant l’objectif du gouvernement fédéral de faire du secteur minier un moteur majeur de la croissance industrielle, des exportations et des recettes en devises, hors pétrole.
GIK/fss/te/Sf/APA







