L’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) a annoncé ce lundi 6 juillet les résultats définitifs du scrutin législatif, confirmant une participation de 21,24 %, contre 23 % lors des précédentes élections de 2021. Il s’agit du taux le plus faible enregistré depuis l’indépendance de l’Algérie.
Cette participation signifie que 78,76 % des électeurs inscrits ne se sont pas rendus aux urnes, faisant de l’abstention le principal enseignement de ce scrutin. La mobilisation des électeurs constituait pourtant l’un des principaux défis de ces élections.
Selon les résultats communiqués par le président par intérim de l’Anie, Karim Khelfane, le Front de libération nationale (FLN), parti historique de l’indépendance et formation proche du pouvoir, arrive en tête avec 90 sièges à l’Assemblée populaire nationale.
Afin d’encourager la participation, les autorités avaient prolongé d’une heure l’ouverture des bureaux de vote le jour du scrutin. Cette mesure n’a toutefois pas permis d’inverser la tendance.
La campagne électorale s’était déroulée dans un contexte marqué par une faible mobilisation politique, la tenue de la Coupe du monde de football et de fortes chaleurs dans plusieurs régions du pays.
Commentant les résultats, Karim Khelfane a estimé que « l’abstention n’est pas une spécificité algérienne », établissant un parallèle avec les taux de participation observés dans plusieurs démocraties européennes, américaines et asiatiques. Il a également salué le déroulement d’élections qu’il a qualifiées de « transparentes ».
Ces résultats confirment une tendance de fond en Algérie, où la participation électorale continue de reculer malgré les appels des autorités à une plus forte mobilisation des électeurs.
MK/AK/APA







