Le Malawi célèbre ce lundi le 62e anniversaire de son indépendance, acquise le 6 juillet 1964 après plusieurs décennies de domination britannique, un jalon de la vague de décolonisation qui a marqué le continent africain dans les années 1960.
Ancien protectorat britannique connu sous le nom de Nyassaland, le Malawi accède à la souveraineté quelques mois après la dissolution, le 31 décembre 1963, de la Fédération de Rhodésie et du Nyassaland. À l’indépendance, Hastings Kamuzu Banda, leader du Malawi Congress Party (MCP), est nommé premier Premier ministre du nouvel État.
Figure du nationalisme malawite, Banda avait pris la tête du mouvement indépendantiste à la fin des années 1950 après son retour d’exil. Sous son autorité, le pays devient une république le 6 juillet 1966, avec lui comme premier président. Son régime évoluera ensuite vers un système de parti unique, avant qu’il ne soit proclamé président à vie le 6 juillet 1971.
L’accession du Malawi à l’indépendance s’inscrit dans le vaste mouvement d’émancipation des territoires africains sous administration coloniale britannique. Elle intervient quelques mois avant celle de la Zambie, ancienne Rhodésie du Nord, en octobre 1964, et contribue à accélérer la recomposition politique de l’Afrique australe.
Si les premières années de souveraineté sont marquées par la recherche de stabilité institutionnelle, elles sont également caractérisées par une forte concentration du pouvoir. Le régime de Banda dominera la vie politique malawite pendant près de trois décennies, jusqu’à l’instauration du multipartisme en 1993 et son départ du pouvoir après l’élection présidentielle de 1994.
Le 6 juillet demeure la fête nationale du Malawi, célébrée chaque année par des cérémonies officielles rappelant l’accession du pays à l’indépendance et l’aboutissement de la lutte pour l’autodétermination.
Sf/APA







