Les Forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé samedi après-midi avoir repoussé de nouvelles attaques contre plusieurs localités du centre du Mali, tandis que le Front de libération de l’Azawad (FLA) affirme poursuivre son offensive et promet « une longue nuit ». De son côté, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) n’avait, jusqu’à samedi soir, publié aucune communication officielle sur les incidents.
Dans un nouveau communiqué, l’état-major général des armées maliennes indique que les FAMa, en collaboration avec leur partenaire stratégique Africa Corps, ont « vigoureusement repoussé une tentative d’attaque » contre les localités de Konna et de Somadougou.
Selon l’armée, des groupes armés qualifiés de « terroristes », arrivés en surnombre à Konna, ont été repoussés par une riposte coordonnée des FAMa et d’Africa Corps. Au même moment, un autre groupe rassemblé à Somadougou dans le but d’attaquer Soufroulaye a été « mis en déroute » lors d’une opération aéroterrestre.
L’état-major affirme que le bilan humain et matériel de ces deux opérations est « particulièrement lourd dans les rangs ennemis », sans communiquer de chiffres ni préciser d’éventuelles pertes dans ses propres rangs.
Cette évolution intervient après les attaques coordonnées signalées dans la matinée contre des positions militaires à Gao, Aguelhok, Anéfis, Sévaré et Kéniéroba. Les FAMa avaient alors indiqué que leurs positions faisaient l’objet de « tentatives d’attaques », tandis qu’Africa Corps assurait mener des opérations de combat pour repousser les assaillants.
Le Front de libération de l’Azawad (FLA) continue, pour sa part, d’affirmer que ses combattants sont engagés à Anéfis. Après avoir annoncé dans la matinée le lancement d’une « offensive pour la libération d’Anéfis », son porte-parole, Elmaouloud Radamane, a déclaré samedi soir qu’« une longue nuit » attendait les forces maliennes et leurs alliés, sans fournir davantage de précisions sur les opérations en cours.
À la différence du FLA, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), souvent actif dans le centre et le nord du Mali, n’avait publié jusqu’à samedi soir aucun communiqué officiel revendiquant ou commentant les attaques signalées au cours de la journée. Cette absence de communication ne permet toutefois pas de tirer de conclusion sur une éventuelle implication du groupe dans les événements.
Cette nouvelle flambée de violence intervient dans un contexte de recrudescence des affrontements dans le nord et le centre du Mali. Elle rappelle l’offensive coordonnée du 25 avril 2026, menée par le JNIM et le Front de libération de l’Azawad contre plusieurs villes, dont Bamako, Kati, Gao, Kidal, Mopti et Sévaré. Ces attaques avaient entraîné de violents combats, la perte de plusieurs positions militaires dans le nord du pays et le retrait ultérieur des forces maliennes et d’Africa Corps de Kidal, passée sous le contrôle du FLA.
MD/ac/Sf/APA







