Le gouvernement burkinabè a décidé de créer CIM-SAHEL, une société d’économie mixte à participation publique majoritaire, afin de stabiliser l’approvisionnement en ciment, lutter contre la spéculation et soutenir les grands chantiers d’infrastructures.
Cette décision a été entérinée lors du Conseil des ministres du 2 juillet, à travers l’adoption de deux décrets portant respectivement création de la société et approbation de ses statuts.
Selon le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, CIM-SAHEL disposera d’un capital social de 5 milliards de FCFA, détenu à 60 % par l’État et à 40 % par des partenaires privés.
Les autorités rappellent que le Burkina Faso possède une capacité annuelle de production de ciment estimée entre 6 et 7 millions de tonnes, théoriquement suffisante pour satisfaire la demande nationale et approvisionner les marchés sous-régionaux. Malgré cela, le secteur reste confronté à des pénuries récurrentes, des pratiques spéculatives et des hausses de prix.
À travers cette nouvelle société, le gouvernement entend renforcer la souveraineté industrielle du pays, assurer une meilleure disponibilité du ciment sur l’ensemble du territoire, contribuer à la baisse des coûts de ce matériau stratégique et soutenir les programmes de logements, de routes, de barrages ainsi que les autres projets d’infrastructures.
Selon le Conseil des ministres, la création de CIM-SAHEL devrait générer 413 emplois directs et 2 000 emplois indirects, tout en accompagnant l’accélération des investissements publics et privés.
HO/te/APA







