La Gambie a franchi une étape majeure dans le renforcement de son système national de recherche en santé, avec la validation d’un Cadre national de gouvernance de la recherche en santé, a annoncé vendredi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
L’OMS qualifie les avancées en matière de recherche sur la santé en Gambie de « jalon majeur », fruit d’un processus structuré et inclusif ayant réuni les autorités publiques, les institutions de recherche, les universités, les partenaires au développement et des experts du secteur.
L’organisation souligne que la recherche en santé constitue un levier essentiel pour orienter les politiques publiques, améliorer les services de santé et répondre aux priorités sanitaires nationales.
Elle relève toutefois que l’essor des activités de recherche en Gambie a mis en évidence des insuffisances en matière de coordination, de supervision éthique et de réglementation.
« Ces difficultés ont souligné l’urgence de mettre en place un cadre national harmonisé garantissant la qualité, la responsabilité et la protection des participants à la recherche », indique le communiqué.
Avec l’appui technique et financier de l’OMS, le ministère gambien de la Santé a engagé un processus en quatre étapes. La première a consisté à créer un Groupe technique national sur la recherche en santé. Les suivantes portent sur l’élaboration de termes de référence et de procédures opérationnelles standard pour la structure de gouvernance ainsi que pour un futur comité national d’éthique de la recherche.
Le projet de cadre a ensuite été enrichi lors d’une réunion nationale d’examen, avant d’être officiellement validé, à l’issue d’un atelier de deux jours organisé en juin 2026.
Le nouveau dispositif instaure une gouvernance centralisée de la recherche en santé, harmonise les procédures d’évaluation éthique, renforce les mécanismes de suivi et améliore la redevabilité des institutions.
Selon l’OMS, ce cadre permettra de bâtir un système de recherche plus coordonné, éthique et performant, capable de produire des données scientifiques de qualité pour améliorer les résultats sanitaires et soutenir le développement du pays. Il ouvre également la voie à la création d’un comité national d’éthique et à l’adoption d’une future législation sur l’éthique de la recherche.
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