Réunis lors d’un séminaire consacré à ces opportunités, les responsables de la BAD et de la Banque mondiale ont appelé à un meilleur accès à l’information, au développement de partenariats stratégiques et à une préparation plus rigoureuse aux appels d’offres afin d’accroître la présence du secteur privé tunisien sur les grands projets internationaux.
L’accès aux marchés financés par les grandes institutions multilatérales ne dépend plus uniquement de la compétitivité des entreprises. Il repose également sur leur capacité à anticiper les opportunités, à comprendre les procédures et à structurer des offres conformes aux exigences internationales.
C’est le principal message qui s’est dégagé d’un séminaire consacré aux opportunités offertes par les projets financés par la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.
L’événement a mis en lumière les leviers susceptibles de renforcer l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur des projets internationaux. Les échanges ont notamment insisté sur la nécessité de transformer une participation encore ponctuelle en une présence durable et structurée sur les marchés financés par ces institutions.
Chargée du programme en chef à la Banque africaine de développement en Tunisie, Hadja Tine a souligné que la première difficulté rencontrée par les entreprises demeure l’accès à l’information.
Selon elle, de nombreuses opportunités existent, mais elles restent insuffisamment exploitées faute d’une connaissance précoce des projets en préparation, des règles de passation des marchés et des mécanismes permettant d’y accéder.
Les présentations consacrées aux procédures d’appel d’offres, aux calendriers des projets et aux différents canaux d’information ont ainsi permis de fournir aux participants des repères opérationnels pour améliorer leur positionnement.
Au-delà de l’information, les intervenants ont également insisté sur le rôle déterminant des partenariats. Plusieurs participants ont relevé que de nombreuses entreprises demeurent en deçà des seuils de qualification exigés pour certains marchés. La constitution de groupements ou d’alliances avec des partenaires régionaux apparaît dès lors comme l’une des voies les plus efficaces pour accéder à des contrats de plus grande envergure et renforcer leur compétitivité.
Les institutions financières internationales se sont, de leur côté, engagées à rendre l’information plus accessible et plus régulière, notamment concernant les projets en préparation, les avis d’appel d’offres et les règles applicables. Les entreprises sont, quant à elles, invitées à adopter une démarche plus proactive en assurant une veille permanente, en préparant leurs offres en amont, en consolidant leurs capacités techniques et financières et en développant des partenariats susceptibles d’élargir leur champ d’action.
MK/AK/Sf/APA







