Pour sa première apparition en phase finale de Coupe du monde, le Cabo Verde a tenu en échec l’Espagne (0-0), lundi, au terme d’une rencontre où les Requins Bleus ont fait preuve d’une remarquable solidité défensive. Ce résultat valide les ambitions affichées avant le match par les responsables cap-verdiens, convaincus de la capacité de leur sélection à bousculer les favoris.
Pour sa première participation à une phase finale de Coupe du monde, le Cabo Verde a créé, la surprise en tenant en échec l’Espagne (0-0), lundi, au terme d’un match où les Requins Bleus ont résisté aux assauts répétés de la Roja. Une performance qui fait écho aux propos confiants tenus avant la rencontre par l’ambassadeur cap-verdien au Sénégal, Hermínio da Costa Moniz.
Dès les premières minutes, l’Espagne a imposé son rythme et monopolisé le ballon. Pedri, Fabian Ruiz, Gavi, Ferran Torres et Mikel Oyarzabal se sont successivement illustrés, tandis que les Espagnols multipliaient les corners et les incursions dans le camp adverse.
Le Cabo Verde a toutefois refusé de subir passivement. Steven Moreira, Jovane Cabral, Dailon Livramento et Ryan Mendes ont régulièrement tenté de porter le danger sur les buts espagnols, obligeant la défense adverse à rester vigilante.
La première période a été largement dominée par la Roja, qui s’est procuré plusieurs occasions franches par Ferran Torres, Fabian Ruiz, Oyarzabal ou encore Aymeric Laporte. Mais les Requins Bleus ont fait preuve d’une grande discipline défensive pour préserver le score jusqu’à la pause.
Au retour des vestiaires, l’Espagne a accentué la pression. Fabian Ruiz, Oyarzabal et Laporte ont rapidement mis à contribution la défense cap-verdienne, tandis que le sélectionneur espagnol procédait à plusieurs changements offensifs.
L’entrée de Lamine Yamal à la 71e minute a donné un nouvel élan aux champions du monde 2010. Le jeune ailier a multiplié les débordements, les centres et les frappes, obtenant plusieurs corners dans le dernier quart d’heure. Oyarzabal, Ferran Torres, Rodrigo et Cucurella ont également tenté leur chance à plusieurs reprises.
Face à cette domination, le sélectionneur Bubista a injecté du sang neuf avec les entrées de Nuno Da Costa, Willy Semedo, Deroy Duarte, Joao Paulo et Telmo Arcanjo. Ces changements ont permis au Cabo Verde de retrouver de l’allant et de se montrer menaçant en contre-attaque.
La fin de rencontre a été particulièrement intense. Kevin Pina, Diney Borges et Ryan Mendes ont tenté d’arracher la victoire pour les Requins Bleus, tandis que l’Espagne poussait de plus en plus fort. Dans le temps additionnel, Yamal et Oyarzabal ont encore eu plusieurs opportunités, mais sans réussite.
Au coup de sifflet final, le tableau d’affichage indiquait toujours 0-0, au grand bonheur des Cap-Verdiens.
Ce résultat donne un relief particulier aux déclarations faites avant le match par l’ambassadeur du Cabo Verde au Sénégal. « Nous respectons tous nos adversaires, mais nous savons aussi que nous sommes une équipe redoutable. Nous pouvons créer la surprise », avait-il affirmé dans un entretien accordé à APA.
Le diplomate avait également insisté sur la principale force de la sélection cap-verdienne : « Notre sélection ne dépend pas d’un seul joueur. Ce sont le collectif, la discipline et l’organisation qui font notre force. »
Sur le terrain, les Requins Bleus ont parfaitement illustré cette philosophie, décrochant un point précieux face à l’un des favoris du groupe H, composé également de l’Arabie saoudite et de l’Uruguay.
AC/Sf/APA







