Le paludisme demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité en Tanzanie, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans, ont alerté les autorités sanitaires.
S’exprimant mardi à Arusha, lors de l’ouverture de la 33ᵉ conférence scientifique annuelle conjointe de l’Institut national de recherche médicale (NIMR), le ministre tanzanien de la Santé, Mohamed Mchengerwa, a appelé à renforcer la recherche et l’innovation afin de parvenir à une solution durable pour éradiquer le paludisme qui reste la principale préoccupation sanitaire.
Il a insisté sur la nécessité de développer des approches concrètes et applicables sur le terrain, tout en mobilisant les acteurs nationaux et internationaux autour de l’objectif d’élimination du paludisme.
Le président du conseil d’administration du NIMR, James Mdoe, a pour sa part souligné le rôle croissant de la science et de l’innovation dans le développement du pays, dans le cadre de la Vision nationale 2050, appelant à un accroissement des investissements dans la recherche face à la baisse de l’aide internationale.
Selon les données présentées, le paludisme reste un enjeu majeur en Afrique subsaharienne, avec environ un million de décès et plus de 400 millions de cas par an. En Tanzanie, plus de 95 % de la population est exposée au risque, la maladie étant responsable d’une part importante des décès chez les enfants et les femmes enceintes.
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