Le Malawi a procédé au rapatriement du premier groupe de 150 de ses ressortissants ayant fui des violences xénophobes en Afrique du Sud, a annoncé le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
Dans un communiqué publié dimanche, le ministère malawite précise que 150 de ses citoyens ont quitté la province du Cap-Occidental samedi et transitent par la route via le Zimbabwe et le Mozambique.
Leur arrivée est prévue lundi soir au poste-frontière de Mwanza, avant leur transfert vers le stade Kamuzu à Blantyre pour les formalités administratives, puis leur acheminement vers leurs localités d’origine.
Selon les autorités, ces 150 personnes faisaient partie de ressortissants malawiens contraints de quitter leurs lieux de résidence et ayant trouvé refuge dans des camps temporaires à Mossel Bay, dans la province du Cap-Occidental.
L’opération de rapatriement a été coordonnée par une équipe interministérielle dépêchée en Afrique du Sud, en collaboration avec le haut-commissariat du Malawi à Pretoria.
Les autorités de Lilongwe ont indiqué avoir mis en place des mesures d’accompagnement, incluant un soutien consulaire, logistique et humanitaire, afin d’assurer le retour en sécurité des rapatriés et leur réinsertion dans leurs communautés d’origine.
Cette initiative intervient dans un contexte de recrudescence des tensions xénophobes en Afrique du Sud, qui ont poussé plusieurs pays de la région à organiser le retour volontaire de leurs ressortissants.
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