Avec l’appui de la CEA, São Tomé-et-Príncipe engage un processus destiné à quantifier la contribution du tourisme à la croissance, à l’emploi et aux investissements afin de mieux orienter ses politiques de développement.
São Tomé-et-Príncipe s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la structuration de son secteur touristique avec l’organisation, du 8 au 11 juin, d’un atelier de renforcement des capacités consacré au traitement et à l’analyse des données collectées auprès des établissements touristiques.
Initiée par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en partenariat avec le gouvernement santoméen et le Bureau du coordonnateur résident des Nations Unies, cette formation vise à doter les institutions nationales des compétences nécessaires pour transformer les données recueillies en outils d’aide à la décision.
Pour les autorités et leurs partenaires, l’enjeu dépasse la simple production de statistiques. Il s’agit de mieux évaluer la contribution du tourisme à l’économie nationale, notamment en matière de création de richesse, d’emplois et d’attraction des investissements.
Les travaux s’inscrivent dans le cadre de la mise en place des Comptes satellites du tourisme (CST), un dispositif reconnu au niveau international permettant de mesurer avec précision l’impact économique du secteur.
Une fois opérationnel, cet outil fournira aux décideurs une vision plus claire de la place du tourisme dans l’économie nationale et de son potentiel comme moteur de diversification économique.
« On ne peut transformer ce que l’on ne peut pas mesurer. Comprendre la contribution réelle du tourisme à la croissance, à l’emploi et aux investissements est essentiel pour élaborer des politiques efficaces et créer de nouvelles opportunités de diversification économique », a déclaré Jean-Luc Mastaki, directeur du Bureau sous-régional de la CEA pour l’Afrique centrale.
Selon lui, des données fiables permettent non seulement d’améliorer l’efficacité des politiques publiques, mais aussi d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de renforcer la confiance des investisseurs.
Au cours de l’atelier, les participants travailleront directement sur les données issues de l’enquête nationale auprès des établissements touristiques afin de renforcer leurs compétences en traitement statistique, en analyse et en interprétation des résultats.
Cette initiative s’inscrit dans un programme plus large d’appui de la CEA à la modernisation du système d’information touristique de São Tomé-et-Príncipe. Après avoir accompagné la conception de la méthodologie de l’enquête et la collecte des données, l’organisation onusienne soutient désormais le développement d’une expertise nationale capable d’exploiter ces informations de manière durable.
Pour Jean-Luc Mastaki, le tourisme représente bien davantage qu’une simple source de revenus. « Lorsqu’il est correctement mesuré et compris, il devient un puissant catalyseur de création d’emplois, d’attraction des investissements et de transformation structurelle », a-t-il souligné.
Les autorités santoméennes espèrent ainsi disposer, à terme, d’un système statistique capable de produire régulièrement des données comparables aux standards internationaux, afin de mieux promouvoir la destination, attirer davantage d’investissements et faire du tourisme l’un des principaux piliers de la croissance durable du pays.
ARD/Sf/APA





