Le président tunisien Kaïs Saïed a reçu, lundi au palais de Carthage, Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué chargé de la Francophonie et de la communauté congolaise à l’étranger, porteur d’un message du président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, selon la présidence tunisienne.
La rencontre s’est tenue en présence d’une délégation congolaise comprenant notamment Juliana Amato Lumumba, fille de Patrice Lumumba, figure historique des indépendances africaines. Les échanges ont porté sur les relations bilatérales ainsi que sur plusieurs enjeux africains et internationaux, a indiqué la présidence dans un communiqué.
À cette occasion, Kaïs Saïed a évoqué plusieurs épisodes marquants de l’histoire commune entre la Tunisie et la RDC, rappelant notamment la participation d’un contingent tunisien aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies dans la région du Katanga. Le chef de l’État a souligné que ces épisodes avaient contribué à consolider les liens entre les deux pays depuis les premières années des indépendances africaines.
Poursuivant son propos, le président tunisien est revenu sur l’ambition portée par les fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), qui visaient à construire une solidarité politique et stratégique entre les États nouvellement indépendants. Selon lui, les évolutions intervenues au cours des dernières décennies ont éloigné le continent de cet objectif, malgré l’abondance des ressources naturelles dont disposent les pays africains.
Cette réflexion s’inscrit, selon Kaïs Saïed, dans un contexte international marqué par de profondes transformations. Le président tunisien a estimé que le monde traversait une période appelant à l’émergence d’une nouvelle vision fondée sur la justice, la liberté et l’égalité effective entre les peuples, au-delà des principes inscrits dans les textes internationaux.
Concluant son intervention, le chef de l’État a appelé les peuples africains à prendre une part active dans la définition de leur avenir collectif. Selon lui, l’Afrique doit participer pleinement à la construction des nouveaux équilibres mondiaux et contribuer à écrire sa propre trajectoire dans un environnement international en recomposition.
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