Le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV), principale formation de l’opposition, a remporté les élections législatives organisées dimanche dernier, selon des résultats provisoires publiés dans la nuit et portant sur près de 98 % des bureaux de vote.
Avec environ 46 % des suffrages exprimés et 33 sièges sur 72 à l’Assemblée nationale, le PAICV, parti historique au Cabo Verde, arrive en tête du scrutin et s’apprête à diriger le prochain gouvernement.
Son leader, Francisco Carvalho, également maire de Praia, a revendiqué la victoire dès dimanche soir. Il a salué un choix des électeurs en faveur d’un « Cap-Vert pour tous » et d’un « changement de cap politique ».
Dans ce système parlementaire, la formation arrivée en tête des législatives est appelée à proposer le Premier ministre, qui dirige l’exécutif. Le président de la République, Jorge Carlos Fonseca, ou son successeur selon le mandat en cours, joue un rôle d’arbitre institutionnel et de garant de la continuité de l’État.
Le Premier ministre sortant, Ulisses Correia e Silva, chef du Mouvement pour la démocratie (MpD), a reconnu sa défaite et félicité son adversaire. Au pouvoir depuis 2016, son parti arrive en deuxième position et perd la majorité parlementaire après deux mandats successifs.
Les résultats provisoires laissent encore la possibilité au PAICV d’atteindre la majorité absolue fixée à 37 sièges, en fonction des derniers dépouillements, notamment ceux de la diaspora et de quelques bureaux encore en cours de validation.
L’Union capverdienne indépendante et démocratique (UCID), troisième force politique du pays, obtient pour sa part deux sièges selon les données partielles de la commission électorale.
Situé à environ 600 kilomètres des côtes sénégalaises, Cabo Verde est souvent présenté comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique. Depuis l’instauration du multipartisme en 1991, le pays a connu plusieurs alternances pacifiques, sans tensions électorales majeures.
Cette nouvelle alternance politique ouvre une phase de transition dans l’attente des résultats définitifs et de la formation du prochain gouvernement. Le calendrier politique se poursuivra avec l’élection présidentielle prévue en novembre, à laquelle le président sortant est candidat à sa réélection.
TE/Sf/APA






