Le gouvernement algérien examine l’encadrement de la main-d’œuvre étrangère, révélant un besoin persistant de compétences importées.
Le gouvernement algérien a examiné, lors d’une réunion présidée par le Premier ministre Sifi Ghrieb, un point consacré à l’emploi de la main-d’œuvre étrangère, selon un communiqué officiel. L’exécutif met en avant un cadre juridique aligné sur la convention n°97 de l’Organisation internationale du travail (OIT), garantissant l’égalité de traitement entre travailleurs nationaux et étrangers. Cette mise au point intervient dans un contexte marqué par le lancement de projets d’investissement et d’infrastructures nécessitant des compétences spécifiques.
La communication présentée au gouvernement souligne la nécessité d’adapter le dispositif réglementaire afin de mieux encadrer le recours à cette main-d’œuvre. Les autorités insistent parallèlement sur le développement des compétences nationales, présenté comme un objectif prioritaire pour accompagner la transformation économique. Ce double discours traduit un arbitrage entre ouverture aux expertises extérieures et volonté de réduction de la dépendance technique.
Ce recours à des travailleurs étrangers qualifiés concerne principalement des secteurs jugés stratégiques, sans que des données officielles précises ne soient publiées sur leur volume, leur répartition sectorielle ou leur contribution économique. L’absence de statistiques détaillées limite l’évaluation de l’ampleur réelle du phénomène, alors même que les besoins en compétences spécialisées semblent persistants dans plusieurs segments industriels.
Dans le prolongement de cette réunion, le gouvernement a également étudié un projet de décret relatif à la prise en charge par l’État de l’augmentation du taux de remboursement de certaines prestations de sécurité sociale. Ce texte vise à encadrer le financement du différentiel lié à ces remboursements pour certaines catégories d’assurés, sans que les montants budgétaires associés n’aient été communiqués.
L’ensemble de ces mesures met en évidence une tension structurelle entre ambitions industrielles et disponibilité locale de compétences. L’encadrement juridique de la main-d’œuvre étrangère apparaît ainsi comme un levier d’ajustement, dans l’attente d’un renforcement effectif du capital humain national, dont les résultats restent à documenter.
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