Le président de la CAF a qualifié la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025 de « la plus réussie de l’histoire », mettant en avant un msuccès inédit en matière d’organisation, de rayonnement et d’audience.
Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a affirmé ce jeudi 9 avril, à son arrivée au Maroc, que la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations Maroc-2025 avait été, à tous égards, la plus réussie de l’histoire de la compétition.
Il a souligné que les réalisations de cette édition reflètent la place désormais occupée par le football africain sur la scène internationale.
Dans une déclaration à la presse à son arrivée à l’aéroport de Rabat-Salé, en provenance de Dakar, Motsepe a précisé que cette édition marocaine a connu un succès sans précédent à tous les niveaux, que ce soit en termes d’organisation, de rayonnement ou d’audience. Il a fait remarquer que la principale compétition continentale africaine a démontré sa capacité à se hisser au niveau des plus grandes manifestations footballistiques mondiales.
« Je suis ici pour exprimer mon profond engagement personnel envers le peuple marocain, ainsi qu’au nom des 54 associations membres représentant les pays africains », a-t-il déclaré.
Toutefois, le président de la CAF a exprimé ses regrets quant aux événements survenus lors de la finale du tournoi, rappelant que l’instance africaine a entrepris des modifications de ses statuts et règlements, ainsi que des règlements spécifiques de la Coupe d’Afrique des nations, afin de remédier aux insuffisances constatées et de renforcer la crédibilité des compétitions africaines.
Selon le patron de la CAF, ces amendements visent notamment à garantir que les sanctions soient proportionnelles à certaines infractions, reflétant ainsi la volonté de la CAF d’imposer le respect de ses règles et de consolider l’image du football africain comme sport respecté et compétitif à l’échelle mondiale. Il a insisté sur l’importance accordée au renforcement de la confiance dans le système d’arbitrage et les instances judiciaires, soulignant que la Confédération est déterminée à poursuivre les réformes nécessaires pour consolider ces institutions et capitaliser sur les acquis des dernières années.
« Pour certaines violations des règlements, les sanctions doivent être appropriées et proportionnelles », a insisté Motsepe, tout en appelant à un respect strict des textes pour préserver la crédibilité du football africain.
Lors de son séjour au Maroc, Motsepe doit rencontrer le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, ainsi que des représentants du football marocain.
La visite de Motsepe au Maroc sera suivie d’une conférence de presse prévue à 17h00, heure locale (16h00 GMT).
Cette visite intervient dans un contexte marqué par le recours introduit par la Fédération sénégalaise de football (FSF) devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne, pour contester la décision de la CAF de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique et d’homologuer le sacre des Lions de l’Atlas.
Selon le TAS, la requête sénégalaise vise à annuler la décision rendue le 17 mars par le Jury d’appel de la CAF, qui avait prononcé le forfait des Lions de la Teranga et homologué le match sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, à la suite d’un litige remontant à la finale disputée le 18 janvier à Rabat.
La partie sénégalaise demande également à être reconnue comme vainqueur du tournoi et a sollicité un délai supplémentaire pour déposer son mémoire, estimant que la décision contestée ne comportait pas l’ensemble de ses motifs. Une formation arbitrale doit être constituée conformément aux règles du TAS, sans qu’une date d’audience ne soit encore fixée.
Du côté marocain, le président de la FRMF, Fouzi Lekjaa, affirme que le Royaume dispose d’un dossier « complet et juridiquement solide », fondé notamment sur le rapport de l’arbitre et des enregistrements vidéo attestant du retrait de l’équipe sénégalaise. Il soutient que la décision de la CAF repose sur les dispositions de l’article 84 du code disciplinaire relatif à l’abandon de match, et que le Maroc avait accepté de poursuivre la rencontre pour éviter toute sanction.
Motsepe a récemment laissé entendre qu’il respecterait la décision du TAS, soulignant que son opinion personnelle n’interviendrait pas dans le processus.
« Ce qui s’est passé lors de la finale est derrière nous. C’est sur la table du TAS. On laisse le TAS travailler et on acceptera la décision qui sera prise », a-t-il répété.
AK/te/Sf/APA







