Le ministère gambien de l’Éducation de base et secondaire (MoBSE) a présenté un nouveau document de politique visant à introduire sept langues locales dans l’enseignement précoce, une réforme majeure pour le système éducatif du pays.
Cette initiative, approuvée jeudi par le gouvernement gambien, prévoit qu’outre l’anglais, les jeunes enfants seront désormais enseignés en jola, mandinka, manjak, pulaar, sérère, soninké et wolof.
Jusqu’à présent, l’anglais était la seule langue d’enseignement de la maternelle à l’université dans ce petit pays anglophone de 2,7 millions d’habitants.
Dans un communiqué, le MoBSE a qualifié cette politique d’apprentissage en langues locales (2025-2030) de « avancée majeure vers un système plus inclusif, équitable et adapté aux besoins de chaque élève ».
Le ministère a expliqué que l’enseignement dans la langue maternelle des enfants favorise un apprentissage plus efficace, citant des études internationales montrant que les enfants réussissent mieux lorsqu’ils commencent l’école dans une langue qu’ils comprennent.
« En intégrant ces langues, le Programme d’éducation linguistique (PEL) vise à renforcer la lecture, l’écriture et le calcul, à réduire le décrochage scolaire et à poser les bases d’un apprentissage tout au long de la vie », a précisé le MoBSE.
Le PEL prévoit également la reconnaissance officielle de la langue des signes, garantissant l’inclusion des élèves sourds et malentendants.
« Grâce à l’intégration des langues nationales, à l’élaboration de ressources pédagogiques adaptées et à la formation d’enseignants multilingues, le PEL souhaite promouvoir la compréhension, la confiance en soi et la réussite scolaire », a conclu le ministère.
WN/as/fss/te/Sf/APA







