La Tunisie vise une nouvelle progression des investissements directs étrangers, avec un objectif équivalent à environ 1,2 milliard d’euros en 2026.
La Tunisie ambitionne d’attirer 4 milliards de dinars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2026, soit près de 1,2 milliard d’euros, selon les données communiquées par les autorités et reprises dans plusieurs analyses sectorielles. Cette cible prolonge une dynamique engagée en 2025, où les flux ont atteint 3,57 milliards de dinars (environ 1,07 milliard d’euros), contre 2,74 milliards en 2024 (près de 822 millions d’euros), traduisant une progression supérieure à 30 %.
Cette trajectoire s’appuie sur des intentions d’investissement évaluées à près de 8 milliards de dinars, soit environ 2,4 milliards d’euros, dont une part significative est attendue en concrétisation progressive. À fin septembre 2025, les flux cumulés s’élevaient déjà à 2,59 milliards de dinars (environ 777 millions d’euros), en hausse de 28 % sur un an, confirmant une tendance de fond favorable dans un environnement international marqué par la réorganisation des chaînes de valeur.
La dynamique observée s’explique en partie par le positionnement géographique du pays, à proximité immédiate de l’Europe, ainsi que par l’intégration croissante dans les stratégies de nearshoring adoptées par plusieurs groupes industriels. Le secteur manufacturier concentre plus de 60 % des IDE, illustrant le rôle central de l’industrie dans l’attractivité du pays.
Les autorités tunisiennes mettent également en avant plusieurs facteurs structurels, dont une main-d’œuvre qualifiée, des coûts compétitifs et un tissu industriel diversifié. À cela s’ajoutent des réformes visant à améliorer le climat des affaires, notamment à travers la digitalisation des procédures administratives et la modernisation des infrastructures.
Sur le plan économique, cette montée en puissance des investissements étrangers constitue un levier important pour soutenir la croissance et renforcer les capacités productives. Elle intervient dans un contexte africain marqué par une concurrence accrue entre économies pour capter les flux internationaux, en particulier dans les secteurs industriels et exportateurs.
À l’échelle régionale, la Tunisie cherche ainsi à consolider son positionnement comme plateforme d’investissement aux portes de l’Europe, tout en poursuivant ses efforts d’adaptation aux nouvelles exigences des investisseurs internationaux.
MK/AK/Sf/APA







