L’administration du président Bola Ahmed Tinubu intensifie ses actions pour améliorer l’employabilité des jeunes, en rassemblant partenaires internationaux, acteurs du secteur privé et décideurs autour de son programme de développement des compétences.
À l’ouverture des tables rondes nationales consacrées à l’adéquation entre formation et besoins industriels, le vice-président nigérian Kashim Shettima a insisté sur la nécessité d’une meilleure coordination des initiatives. L’objectif est de réduire le décalage persistant entre les compétences acquises et les exigences du marché du travail.
Organisée à Abuja avec l’appui de l’Union européenne, cette rencontre vise à proposer des solutions concrètes pour adapter la formation des jeunes Nigérians aux réalités économiques.
Les autorités soulignent que le pays est confronté à un défi structurel majeur : une population jeune en forte croissance, évoluant dans un marché de l’emploi largement dominé par des activités informelles et peu productives. Selon le vice-président, l’enjeu n’est pas un manque de talents, mais plutôt une inadéquation entre les compétences disponibles et celles recherchées par les entreprises.
Face à ce constat, le gouvernement souhaite passer d’initiatives dispersées à un système national intégré, où la formation mène directement à l’emploi, puis à l’entrepreneuriat, afin de soutenir durablement la croissance économique.
Dans cette optique, les autorités mettent en avant le rôle central du secteur privé, appelé à contribuer activement à l’identification des compétences clés. Elles comptent également sur les partenaires techniques et financiers pour renforcer la coordination et étendre les programmes les plus efficaces.
Le ministre du Logement et du Développement urbain, Ahmed Musa Dangiwa, a pour sa part insisté sur l’importance de former une main-d’œuvre qualifiée pour soutenir des secteurs à fort potentiel d’emploi, notamment la construction.
De son côté, le représentant de l’Union européenne, Massimo De Luca, a salué la coopération en cours avec les autorités nigérianes et divers partenaires, dont la Fondation Tony Elumelu, afin d’accroître l’impact des initiatives de développement des compétences.
À travers cette démarche, le gouvernement nigérian ambitionne de bâtir un écosystème cohérent reliant formation et emploi, capable d’intégrer chaque année des millions de jeunes sur le marché du travail et de soutenir durablement la croissance du pays.
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