La police marocaine a annoncé, ce mercredi 25 mars, le démantèlement d’une cellule terroriste affiliée à l’organisation terroriste Etat islamique (EI), composée de trois éléments extrémistes opérant au Maroc et en Espagne.
Le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) marocaine, a procédé mercredi matin, dans le cadre d’une opération conjointe et simultanée avec le Commissariat général de l’information (CGI), relevant de la Police nationale espagnole, au démantèlement d’une cellule terroriste affiliée à l’organisation Etat islamique (EI), constituée de trois éléments extrémistes actifs au Maroc et en Espagne, indique le BCIJ dans un communiqué.
Selon la même source, « cette opération sécuritaire d’envergure s’inscrit dans le cadre des initiatives et enquêtes conjointes menées par les services de sécurité marocains, en coordination avec leurs homologues espagnols, dans le but de neutraliser les risques liés à la menace terroriste et de démanteler les réseaux et organisations extrémistes menaçant la sécurité des deux pays ».
Les interventions de terrain menées simultanément dans le cadre de cette opération conjointe ont permis d’interpeller deux individus à Tanger par des éléments de la force spéciale de la DGST, tandis que les services de sécurité espagnols ont arrêté le « chef » de cette cellule terroriste dans la ville de Majorque, ajoute le BCIJ.
« À ce stade, les premiers résultats des enquêtes indiquent que les membres de la cellule arrêtés au Maroc sont impliqués dans le financement et le soutien logistique au profit de combattants actifs au sein des branches de l’organisation Daech dans la région du Sahel subsaharien et en Somalie », poursuit le communiqué.
Le chef de cette cellule est soupçonné d’avoir planifié l’exécution d’un attentat terroriste en Espagne, suivant le mode opératoire du terrorisme individuel.
Les deux suspects arrêtés à Tanger ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête menée par le BCIJ, sous la supervision du parquet chargé des affaires de terrorisme, en vue de faire la lumière sur toutes les ramifications et les liens de ce réseau aux plans national et régional.
Le BCIJ souligne que cette nouvelle opération sécuritaire « vient couronner un long processus de coopération entre les services sécuritaires marocains et leurs homologues espagnols ».
Elle illustre également « l’importance du partenariat stratégique bilatéral dans le domaine sécuritaire, ayant permis le démantèlement de plus de 30 cellules terroristes depuis 2014 dans les deux pays, contribuant ainsi à faire face à des menaces majeures et à déjouer des complots dangereux portant atteinte à leur sécurité », conclut le texte.
AK/te/Sf/APA






