Du colonialisme français aux crises sécuritaires contemporaines, en passant par des élections cruciales et des influences idéologiques globales, le 25 février a marqué l’histoire africaine à plusieurs reprises. Cette date illustre la diversité des enjeux qui ont façonné le continent, entre conquêtes territoriales, violences extrémistes, transitions politiques et répercussions internationales sur les mouvements de libération.
Le 25 février 1855, le gouverneur français Louis Faidherbe remporte la bataille de Dioubouldou contre le royaume du Waalo, dans le nord du Sénégal actuel. Cette victoire marque la fin de l’indépendance politique du Waalo, royaume wolof centenaire, et ouvre la voie à l’implantation durable de l’administration coloniale française dans la région. Faidherbe poursuit alors l’expansion coloniale vers le Cayor, le Fouta-Toro et le Soudan français, tout en créant les tirailleurs sénégalais et en construisant des forts stratégiques.
Le 25 février 2014, à Buni Yadi dans l’État de Yobe, nord-est du Nigéria, des militants de Boko Haram attaquent le Federal Government College. L’assaut fait 59 morts parmi les élèves et entraîne la destruction des dortoirs et des salles de classe. Cette attaque illustre la campagne systématique du groupe contre l’éducation « occidentale » dans le nord-est du Nigéria, prélude à l’enlèvement des lycéennes de Chibok quelques semaines plus tard.
Le 25 février 2023, le Nigéria organise ses élections générales présidentielles et législatives. Bola Ahmed Tinubu, candidat du All Progressives Congress (APC), remporte la présidentielle avec 36,61 % des voix dans un scrutin marqué par une participation historiquement faible (27 %) et de nombreux incidents violents et irrégularités. L’opposition conteste les résultats, mais les tribunaux valident la victoire de Tinubu, investi président le 29 mai 2023, dans un contexte économique et sécuritaire extrêmement tendu.
Le 25 février 2013, à Kampala (Ouganda), s’ouvrent des pourparlers entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle M23, en réponse à l’occupation temporaire de Goma en novembre 2012. Les négociations visent à démobiliser le M23 et à instaurer un accord politique, qui sera signé le 12 décembre 2013 après la défaite militaire du groupe. Le conflit aura causé des centaines de morts et le déplacement de plus de 800 000 civils dans l’est de la République démocratique du Congo.
Enfin, le 25 février 1956, le discours de Nikita Khrouchtchev dénonçant Staline lors du XXe Congrès du Parti communiste de l’URSS influence les mouvements de libération africains. Les partis et mouvements marxistes africains — MPLA, FRELIMO, ANC, PAIGC — réévaluent leur stratégie et leur relation avec l’URSS, donnant naissance à des formes de socialisme africain plus autonomes et adaptées aux réalités locales.
Sf/APA






