Le 16 février renvoie à plusieurs faits marquants de l’histoire africaine et afro-descendante, révélateurs des dynamiques de sécurité, de justice et de mémoire qui structurent le continent et ses diasporas.
Le 16 février 2014, à Nouakchott, cinq États sahéliens – Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad – créent le G5 Sahel, un cadre de coopération destiné à coordonner la lutte contre le terrorisme et le sous-développement dans la bande sahélienne. L’organisation, qui se dotera d’une force conjointe en 2017, a longtemps constitué l’un des principaux instruments de la réponse régionale aux groupes armés avant de s’affaiblir dans un contexte de recomposition stratégique.
Sept ans plus tard, le 16 février 2021, la Cour pénale internationale ouvre à La Haye le procès des chefs de milices anti-Balaka centrafricaines Alfred Yekatom et Patrice‑Edouard Ngaïssona, poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine entre 2013 et 2014. Cette procédure figure parmi les dossiers emblématiques de la justice internationale sur les crimes commis en Afrique centrale.
Dans un registre plus ancien, le 16 février 1943, en pleine Seconde Guerre mondiale, les forces de l’Axe se replient vers la ligne de Mareth en Tunisie, épisode décisif de la campagne d’Afrique du Nord qui aboutira à la défaite allemande et italienne sur le continent quelques mois plus tard.
La date renvoie également à des avancées dans les transports et la diaspora noire. Le 16 février 1920, une liaison aérienne expérimentale relie Londres à Cape Town, marquant une étape dans l’intégration de l’Afrique australe aux réseaux internationaux.
Sur le plan mémoriel, le 16 février est associé à des figures afro-descendantes majeures telles que Frederick Douglass, nommé en 1874 à la tête de la Freedman’s Savings Bank, et le boxeur Joe Frazier, devenu en 1970 champion du monde unifié des poids lourds.
Sf/APA







