Le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Menfi, a reçu mercredi à Tripoli le chef du Gouvernement d’unité nationale ( GUN), Abdul Hamid Dbeibah, pour un entretien consacré aux derniers développements politiques, économiques et sécuritaires du pays, selon des sources officielles libyennes. La réunion s’est tenue dans un contexte marqué par des débats récurrents autour de la discipline budgétaire et de la gestion des ressources publiques, notamment dans le secteur stratégique de l’énergie.
Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers jugés prioritaires, dont les informations relatives à des appels d’offres concernant certains contrats énergétiques ainsi que les procédures réglementaires encadrant leur attribution. Les deux responsables ont également examiné la gestion des dépenses publiques, les mécanismes de contrôle de la politique budgétaire et les mesures destinées à renforcer la transparence des marchés publics. Selon les éléments communiqués, l’objectif affiché est d’assurer une conformité stricte aux règles en vigueur et d’éviter toute initiative financière en marge des circuits institutionnels.
Au cours de la rencontre, Mohammed Menfi a insisté sur « la nécessité de respecter le programme de développement unifié » et de « mettre un terme à toute dépense parallèle ou effectuée en dehors du cadre légal ». Il a souligné l’importance de limiter l’ensemble des engagements financiers aux canaux officiels afin de préserver la stabilité des finances publiques. Cette position intervient alors que la question de la fragmentation institutionnelle et des circuits budgétaires concurrents demeure un enjeu central pour l’équilibre économique du pays.
Sur le plan sécuritaire, les deux dirigeants ont évoqué les efforts visant à consolider la stabilité et à améliorer la coordination entre les différentes institutions de l’État. Ils ont également passé en revue l’évolution de la situation politique, dans un environnement toujours marqué par des rivalités internes et des défis de gouvernance.
Enfin, la réunion a abordé les mesures économiques préparatoires au mois de Ramadan, notamment la régulation des marchés, la garantie de la disponibilité des produits de première nécessité, le suivi des prix et l’élargissement des programmes de protection sociale au profit des catégories les plus vulnérables, selon les autorités.
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