Le Congrès national extraordinaire du Rassemblement National des Indépendants (RNI), réuni ce samedi 7 février 2026 à El Jadida, près de Casablanca, a élu Mohamed Chouki à la présidence du parti. Il succède à Aziz Akhannouch, actuel chef du gouvernement, qui avait annoncé son intention de ne pas se porter candidat pour un troisième mandat.
Mohamed Chaouki a été élu, ce samedi 7 février à El Jadida, président du parti marocain le Rassemblement national des indépendants (RNI, au gouvernement) lors du congrès national extraordinaire de la formation.
Candidat unique, Chaouki succède à Aziz Akhannouch, qui avait choisi de ne pas briguer un troisième mandat à la tête de ce parti (2016-2022 et 2022-2026).
L’élection de Chouki s’est déroulée dès l’ouverture des travaux, après la constatation du quorum légal par Rachid Talbi Alami, président de la commission préparatoire, en application des articles 34 et 38 des statuts ainsi que de l’article 07 du règlement intérieur du parti.
Membre du bureau politique et président du groupe parlementaire du RNI à la Chambre des représentants, Mohamed Chaouki prend ainsi les rênes du parti dans une phase marquée par la préparation des prochaines échéances électorales prévues en septembre 2026.
Élu en 2021 député de la province de Boulemane, M. Chaouki a été porté en avril 2023, à la présidence du groupe parlementaire du parti à la Chambre des représentants. Membre du bureau politique, il avait présidé la Commission des finances et du développement économique à ladite Chambre.
S’exprimant lors de ce Congrès, Aziz Akhannouch a affirmé son rejet de ce qu’il a qualifié de « logique des leaderships éternels », soulignant que la force des partis politiques ne se mesure pas à la longévité de leurs dirigeants, mais à leur capacité à se renouveler, à durer et à accompagner les mutations de la société.
Akhannouch a affirmé que la limitation du nombre de mandats à la tête du parti ne relevait pas d’un choix formel, mais d’une décision de principe, fondée sur la conviction que le leadership est une responsabilité temporaire et non un privilège permanent, et que le parti doit évoluer en phase avec son époque et les attentes de la société.
Le Chef du gouvernement a souligné que sa décision de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du parti était « sérieuse et mûrement réfléchie », reposant sur une lecture lucide du parcours du RNI, le respect de ses statuts et des principes de la démocratie interne, ainsi que sur une évaluation précise des exigences de la prochaine étape.
En janvier dernier, Aziz Akhannouch avait annoncé son départ de la présidence du RNI. «J’ai consacré dix ans de ma vie au parti et il est temps de passer le relais aux membres, malgré leur attachement à moi. Je les ai convaincus de la nécessité de promouvoir une image positive de la démocratie au sein du Rassemblement national des indépendants», avait déclaré Akhannouch.
AK/Sf/APA






