Le 4 février reste une date marquante dans l’histoire africaine, rappelant les débuts de luttes armées pour l’indépendance, des mouvements populaires contemporains et la disparition de personnalités politiques majeures.
Le 4 février a été le théâtre de plusieurs événements historiques majeurs pour l’Afrique, illustrant la richesse et la complexité de son parcours historique.
C’est le 4 février 1961 que la lutte armée pour l’indépendance de l’Angola a été déclenchée, lorsque des membres du Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA) ont attaqué la prison de São Paulo à Luanda pour libérer des prisonniers politiques. Bien que cette opération ait échoué, elle a marqué le point de départ d’une guerre de 13 ans contre la puissance coloniale portugaise, qui a conduit à la proclamation de l’indépendance le 11 novembre 1975. Les représailles coloniales qui ont suivi ont fait selon certaines estimations jusqu’à 10 000 victimes parmi les habitants africains de Luanda. Cette journée est aujourd’hui célébrée en Angola comme le « Dia do Início da Luta Armada de Libertação Nacional ».
Cinquante ans plus tard, le 4 février 2011, l’Égypte connaissait le « Vendredi du Départ » (Joum’at ar-Rahîl), au cours duquel des centaines de milliers de manifestants se sont rassemblés place Tahrir au Caire pour demander le départ immédiat du président Hosni Moubarak. Cette mobilisation, dans le cadre du Printemps arabe, a précipité la démission de Moubarak le 11 février, après 30 ans au pouvoir. La révolution a fait 846 morts et environ 6 400 blessés selon la commission gouvernementale égyptienne.
Le 4 février 2020, le Kenya perdait l’un de ses plus longs dirigeants, Daniel arap Moi, décédé à 95 ans à Nairobi. Président du pays de 1978 à 2002, Daniel arap Moi a laissé un héritage contrasté, mêlant stabilité politique et critiques pour violations des droits humains et corruption, notamment le scandale Goldenberg. Le président Uhuru Kenyatta avait décrété un deuil national jusqu’aux funérailles d’État, reconnaissant le rôle historique de l’ancien chef de l’État.
Enfin, l’histoire retient également que le 4 février 211, l’empereur romain Septime Sévère est décédé à Eboracum, l’actuelle ville de York au Royaume-Uni. Né à Leptis Magna, dans l’actuelle Libye, il est considéré comme le premier empereur romain d’origine africaine.
Sf/APA





