L’Afrique du Sud a appelé les autorités iraniennes à respecter les droits fondamentaux alors que les manifestations à travers le pays s’intensifient, faisant de nombreuses victimes et suscitant une inquiétude internationale croissante.
Dans un communiqué publié jeudi, la présidence sud-africaine a déclaré que le gouvernement sud-africain « suivait avec inquiétude l’évolution de la situation en Iran », face aux informations faisant état d’une escalade des troubles et d’un nombre croissant de morts.
Les manifestations, qui entrent dans leur deuxième semaine, ont été déclenchées par la colère populaire face aux difficultés économiques, à la répression politique et aux griefs persistants concernant les restrictions des libertés civiles.
Les manifestations se sont propagées dans les principales villes iraniennes, les forces de sécurité étant accusées par les organisations de défense des droits humains d’avoir recours à une force excessive pour réprimer la dissidence.
Prétoria a exhorté toutes les parties à la retenue et a souligné que les droits à manifester pacifiquement, à la liberté d’expression et à la liberté d’association sont des « droits humains universels qui doivent être respectés sans exception ».
« Nous appelons donc les autorités iraniennes à garantir que les citoyens puissent exercer leur droit de manifester pacifiquement », a déclaré la présidence sud-africaine.
Elle a également appelé les autorités iraniennes à garantir que les citoyens puissent manifester en toute sécurité et sans intimidation. La présidence a ajouté que la stabilité à long terme en Iran dépend de « solutions qui placent le peuple iranien au centre de leurs préoccupations », signalant ainsi le soutien de l’Afrique du Sud au dialogue et à une approche fondée sur les droits pour résoudre la crise.
JN/fss/ac/Sf/APA







