Le Gabon est entré dans une phase déterminante de son Recensement général de la population et des logements (RGPL) avec le lancement officiel de l’opération de dénombrement.
À l’occasion du lancement officiel de l’opération de dénombrement, dans le cadre du RGPL au Gabon, la ministre de la Planification et de la Prospective,Pierrette Mvono, a remis dix véhicules au directeur général du recensement, Noël Moussavou, afin de renforcer les capacités opérationnelles des équipes appelées à intervenir sur l’ensemble du territoire national.
Selon Noël Moussavou, cette dotation marque le démarrage effectif de la deuxième phase du RGPL, après celle consacrée à la cartographie. « Le dénombrement permettra de compter la population sur toute l’étendue du territoire, après l’identification préalable des zones d’habitation », a-t-il expliqué.
Sur le plan opérationnel, la formation des formateurs a débuté le 2 janvier 2026, tandis que celle des agents recenseurs est prévue à partir du 7 janvier. Plus de 5 000 agents seront formés sur une période de deux semaines avant leur déploiement dans les quartiers, villages et communes. Les opérations de terrain devraient s’étendre de janvier à février 2026.
Pour le gouvernement, l’enjeu est stratégique. « Ce recensement nous permettra de savoir combien nous sommes et où nous vivons, afin de mieux orienter les politiques publiques », a souligné la ministre Mvono.
Inscrite dans la vision de la Ve République, l’opération vise à doter le pays de données démographiques fiables et actualisées, essentielles à la planification du développement et à la réponse aux défis économiques et sociaux actuels. Les autorités ont, à cet effet, appelé les populations à une collaboration active.
Le dernier recensement national, réalisé en 2013, évaluait la population gabonaise à environ 2,2 millions d’habitants. Plus d’une décennie après, le pays entend disposer de statistiques précises, considérées comme un socle indispensable pour une gouvernance efficace.
RNK/ac/Sf/APA







