Des responsables du secteur hôtelier et des décideurs réunis au sommet MEDays 2025 à Tanger ont mis en avant le rôle croissant du Maroc dans l’attraction des investissements touristiques en Afrique.
Lors d’un panel intitulé « Investir dans le tourisme et l’hôtellerie : catalyseur de croissance économique », organisé mercredi dans la salle Marrakech, les participants ont souligné la contribution du tourisme à la création d’emplois et à la diversification économique, en particulier dans les marchés émergents. Les organisateurs ont rappelé que le secteur représente environ 10 % du PIB mondial et qu’il affiche une croissance quasi ininterrompue depuis un demi-siècle, apportant un soutien transversal aux transports, à l’agriculture, aux services et aux technologies dans les pays en développement.
Le Maroc a été cité par plusieurs intervenants comme un exemple de montée en puissance touristique fondée sur la stabilité institutionnelle, l’amélioration des infrastructures et la valorisation du patrimoine culturel. Raúl González, PDG EMEA du groupe Barceló, a décrit le pays comme « l’une des principales priorités mondiales » du groupe, affirmant que les rendements y sont aujourd’hui plus attractifs que sur les marchés européens saturés.
Barceló a déjà engagé plus de 400 millions d’euros dans des rénovations et de nouvelles acquisitions, avec des projets dépassant les mille chambres dans le nord du pays. « Sans stabilité, il est impossible d’investir dans les loisirs », a-t-il déclaré, expliquant que le Maroc constitue désormais « l’axe principal » de ses investissements en Afrique.
Accor a également rappelé l’ancienneté de sa présence au Maroc. Réda Faceh, vice-président pour l’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale, a indiqué que le groupe gère aujourd’hui 40 établissements dans le pays, fruit d’un partenariat initié dans les années 1980. Il a insisté sur le rôle central de la connectivité aérienne dans toute stratégie d’investissement hôtelier, estimant que « la croissance durable dépend de la visibilité du marché et de son accessibilité ».
Depuis Bamako, Mossadeck Bally, fondateur d’Azalaï Hotels Group, a partagé son expérience d’expansion dans plusieurs pays africains, y compris dans des zones sortant de crises. Il a rappelé que près de 70 % de la population africaine a moins de 30 ans et que le tourisme peut constituer un levier d’emploi déterminant. Azalaï a investi plus de 200 millions d’euros en trois décennies, malgré les difficultés de financement. Bally a souligné que la chaîne n’avait fermé ses hôtels que durant la pandémie, illustrant selon lui la résilience du secteur.
Mk/ak/te/Sf/APA







