Membre fondateur du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), l’Algérie tente d’y maintenir un rôle moteur, malgré la concurrence grandissante du Qatar — désormais premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) — et les ambitions de la Russie sur le marché asiatique.
Le ministre algérien de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a entamé mardi à Doha une série de rencontres bilatérales en marge de la 27ᵉ Réunion ministérielle du GECF. Il y a plaidé pour « davantage de stabilité et de transparence » sur les marchés mondiaux du gaz, selon un communiqué officiel.
Lors de son entretien avec le secrétaire général du Forum, Mohamed Hamel, Arkab a réaffirmé la volonté d’Alger de faire du GECF « une référence internationale dans l’industrie du gaz naturel », tout en soulignant « l’engagement constant de l’Algérie à renforcer le dialogue entre pays producteurs et consommateurs ».
Cette position s’inscrit dans la continuité de la politique énergétique algérienne, axée sur la préservation des parts de marché et la coopération entre exportateurs.
Les discussions ont également abordé les défis actuels d’un marché gazier mondial marqué par le ralentissement de la demande, la montée du GNL américain et les incertitudes géopolitiques. Dominé par des acteurs majeurs tels que le Qatar, la Russie et l’Iran, le Forum cherche à consolider son rôle face à l’instabilité des prix et à la transition énergétique en cours.
En marge de la réunion, le ministre algérien s’est également entretenu avec le ministre d’État qatari aux Affaires énergétiques, Saad bin Sherida Al Kaabi. Les deux responsables ont salué « la profondeur des relations fraternelles » entre les deux pays et évoqué de nouvelles perspectives de coopération dans les secteurs des hydrocarbures, de la pétrochimie et des mines. Arkab a par ailleurs invité les entreprises qataries, notamment Qatar Energy, à intensifier leurs investissements en Algérie, mettant en avant « l’attractivité du nouveau cadre juridique » du secteur énergétique.
Ces échanges précèdent la réunion ministérielle du GECF, présidée par la Libye, au cours de laquelle les pays membres doivent examiner des stratégies communes pour stabiliser les marchés du gaz et du pétrole. Par cette démarche, Alger espère renforcer son influence au sein du Forum, alors que sa production et ses exportations de gaz peinent à progresser depuis plusieurs années, en raison du vieillissement de ses infrastructures et de la faiblesse des investissements étrangers.
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