Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a exhorté lundi la communauté internationale à « faire de la guerre de Gaza la dernière guerre au Moyen-Orient », lors du Sommet de la Paix organisé à Charm el-Cheikh, immédiatement après la signature d’un accord historique visant à mettre fin au conflit dans la bande de Gaza.
Le chef de l’État égyptien a salué « un moment décisif » pour la région, estimant que « le peuple palestinien ne saurait faire exception au droit des peuples à disposer d’un État indépendant ». Devant plusieurs chefs d’État arabes et occidentaux, Al-Sissi a rappelé que « l’Égypte avait ouvert le chemin de la paix en novembre 1977 », lorsque le président Anouar el-Sadate s’était rendu à Jérusalem, amorçant un dialogue inédit dans l’histoire du Proche-Orient.
« Depuis ce moment, notre pays a prouvé que la sécurité ne s’obtient pas seulement par la force militaire, mais par la justice et l’égalité des droits », a-t-il déclaré, soulignant que la paix « demeure l’option stratégique de l’Égypte et de ses partenaires arabes ». L’accord signé à Charm el-Cheikh, selon lui, ouvre la voie à la mise en œuvre effective de la solution à deux États, garantissant la coexistence entre un État palestinien indépendant et Israël, dans des frontières sûres et reconnues.
Dans le même cadre, Le Caire a annoncé la formation, conjointement avec la Jordanie, d’un corps de policiers palestiniens destiné à appuyer les efforts de stabilisation post-conflit. « Nous travaillerons, avec nos frères arabes, à consolider les institutions palestiniennes et à assurer une sécurité durable dans les territoires », a précisé Al-Sissi.
Le président égyptien a également rendu hommage à l’initiative du président américain Donald Trump, initiateur du plan de paix. « Les scènes de joie à Gaza et en Israël témoignent que la paix est le choix commun des peuples », a-t-il affirmé, remerciant Washington, Ankara et Doha « pour leurs efforts sincères ». Al-Sissi a en outre annoncé qu’une « Conférence pour la Reconstruction et le Développement de Gaza » se tiendrait prochainement en Égypte, afin de « rebâtir la vie sur des bases d’espoir et de dignité ».
Concluant son intervention, le président égyptien a esquissé la vision d’un « nouveau Moyen-Orient, libre du terrorisme et de toutes les armes de destruction massive, où les peuples vivront dans la paix, la sécurité et la prospérité ». Et d’ajouter : « Le véritable leadership ne réside pas dans le déclenchement des guerres, mais dans la capacité à y mettre fin. Que la guerre de Gaza soit la dernière guerre au Moyen-Orient. »
MK/ac/Sf/APA







