Le gouvernement ivoirien a adopté, mercredi, un bouquet de réformes majeures du régime d’assurance vieillesse des travailleurs salariés du secteur privé.
Ces mesures, mises en œuvre par la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), traduisent l’engagement du gouvernement à garantir une retraite plus digne, plus équitable et plus inclusive pour les assurés et leurs ayants droit.
Ce bouquet comprend quatre réformes conçues pour impacter fortement le bien-être des assurés et de leurs ayants droit, et assurer aux travailleurs encore actifs des lendemains plus sereins.
Ces réformes portent sur le relèvement de la pension minimum et de la pension proportionnelle minimum, le relèvement du taux d’annuité, le déplafonnement du taux de remplacement et la modification des conditions d’octroi de la pension d’orphelin.
La pension minimum actuellement de 30.000 F CFA est relevée à 60.000 F CFA, indique le texte de la réforme qui mentionne que le nombre de personnes impactées est estimé à 39.156 bénéficiaires, dès 2026.
La pension proportionnelle minimum de 30.000 F CFA est relevée à 37.000 francs CFA. Elle impactera 6.027 bénéficiaires. Le taux d’annuité est relevé de 1,7% à 2% suivant les modalités suivantes : 2% par an pour les 15 premières années de carrière et 1,7% par an à partir de la 16e année.
Les projections ressortent un nombre de personnes impactées estimé à 7.050 bénéficiaires. Le taux de remplacement maximum actuellement de 50% est déplafonné et porté à 100 %, avec l’avantage de favoriser les carrières longues.
Les conditions d’octroi de la pension d’orphelin sont également modifiées. Le bénéfice de la pension d’orphelin est accordé désormais à l’orphelin de père « ou » de mère, et non plus seulement à l’orphelin de père « et » de mère.
Dès qu’un des parents titulaires du droit est décédé, légalement marié ou non, les orphelins mineurs de moins de 21 ans peuvent réclamer une pension en même temps que le conjoint survivant qui reçoit 50%. La pension restante de 50% est répartie entre les enfants.
Cette réforme permettra d’augmenter le nombre de bénéficiaires de la pension d’orphelin, passant de moins de 200 actuellement à 1.836, en 2026. Elle consacre, ainsi, l’extension du droit à la pension d’orphelin : désormais accordée à tout enfant mineur de moins de 21 ans en cas de décès du père ou de la mère, avec une répartition équitable entre le conjoint survivant et les enfants.
AP/APA







