Le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que ses opérations au nord-est du Nigéria pourraient cesser faute de financements urgents.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a tiré la sonnette d’alarme face à la crise alimentaire qui s’aggrave dans le nord-est du Nigéria, particulièrement dans l’État de Borno, épicentre de l’insécurité et des déplacements.
Faute de financements, l’agence onusienne a commencé à réduire l’aide destinée aux populations vulnérables. « Les familles ici seront confrontées à des choix impossibles : souffrir de la faim ou fuir à nouveau », a averti le Dr John Ifuk-Ibot, responsable nutrition du PAM au Nigéria.
Margot van der Velden, Directrice régionale du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, a, pour sa part, déclaré que « dès le début du mois d’août, nous devrons faire face à la douloureuse réalité de suspendre nos opérations ».
Selon l’agence onusienne, près de 5 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire dans cette région en proie à l’insécurité et aux déplacements massifs, les conflits et les chocs climatiques. Les enfants, en particulier, sont les plus exposés à la malnutrition sévère.
Le PAM estime à 130 millions de dollars les fonds nécessaires pour poursuivre ses programmes jusqu’à fin 2025. Sans ce soutien, jusqu’à 150 centres nutritionnels pourraient fermer, mettant en péril le traitement de 300 000 enfants souffrant de malnutrition.
Mercredi 6 août, l’agence a renouvelé son appel urgent aux donateurs afin d’éviter un effondrement humanitaire dans cette zone déjà marquée par une crise prolongée.
ZMH/Sf/ac/APA







