Pour une meilleure interaction entre l’Etat et le secteur privé, un projet dénommé ProREI, mis en œuvre par la GIZ, a été initié en vue d’accompagner les Associations et organisations professionnelles (AOP) et mieux adresser leurs préoccupations.
Financé par le ministère allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ), le Projet des réformes économiques et d’investissement (PROREI), mis en œuvre par l’Agence de développement pour la coopération internationale (GIZ), vise l’amélioration du climat des affaires en Côte d’Ivoire.
Dans le cadre du projet ProREI, un inventaire des Associations et organisations professionnelles (AOP) a été effectué par un cabinet, sous les auspices de la GIZ. Les résultats ont été présentés, ce mardi 5 août 2025, à un atelier sous la coordination du Comité de concertation Etat-secteur privé (CCESP).
Sylvain Konan, l’un des experts dans le cadre du ProREI, a indiqué que la mission de terrain « a consisté à faire l’inventaire des Associations et organisations professionnelles en Côte d’Ivoire », précisant que « sur 77 organisations identifiées, nous avons pu contacter 60 et avons eu 32 réponses ».

« On va sélectionner trois AOP qui vont être accompagnées dans différents domaines selon les besoins qu’on va identifier », a-t-il renseigné, ajoutant qu’ « il s’agit pour nous d’accompagner les plus faibles en termes de développement organisationnel ».
Les critères d’accompagnement, dira-t-il, reposent sur « le niveau de fonctionnement de l’organisation, comment cette organisation arrive à fonctionner, est-ce qu’elle fonctionne bien, est-ce qu’elle est dotée d’outils de gestion administrative, de ressources humaines et de gestions financières. »
Mme Mariam Fadiga Fofana, la secrétaire exécutive du Comité de concertation Etat-secteur privé (CCESP), a fait savoir que « les activités avec les AOP entrent dans la stratégie du dialogue public-privé, puisque dans le dialogue Etat/secteur privé, on a affaire aux faîtières des entreprises ».
« Pour nous, il est important que ces faîtières soient bien accompagnées pour recueillir les préoccupations de leurs membres », c’est pourquoi « les axes de renforcement de capacités iront dans ces sens ; leur apprendre à mieux collecter les préoccupations des membres et les remonter pour qu’on puisse mieux les traiter pour les présenter au Comité technique », a-t-elle souligné.
Par ailleurs, « beaucoup d’organisations professionnelles ne sont pas toujours connues du CCESP, la GIZ nous accompagne à identifier de manière sectorielle les organisations professionnelles qui existent et qui fonctionnent bien, mais surtout les secteurs qui doivent être accompagnés », a-t-elle relevé.

Cet inventaire s’inscrit dans l’axe 2 du ProREI, centré sur le renforcement du dialogue public-privé et l’amélioration de l’accès aux services d’appui aux TPME. Il répond à un besoin de structuration du tissu associatif professionnel, en proie à de nombreuses difficultés : gouvernance défaillante, faibles capacités internes, déficit de services rendus aux membres, ou encore fragilité financière.
Reine Dagbo, directrice Composante II du ProREI, a partagé que ce projet vise également à contribuer à l’amélioration de l’investissement pour un secteur privé plus compétitif, ainsi qu’une transformation structurelle, inclusive et durable de l’économie ivoirienne.
Jean Serge Anon, directeur exécutif de la Fédération ivoirienne des PME (FIPME) s’est réjoui de ce que ce projet qui conduit à la réforme de l’administration, permettra de « remonter à l’Etat toutes nos préoccupations liées au fonctionnement des associations et à l’accompagnement de l’Etat aux PME ».
« Nous les PME, on est né, c’est pour grandir et devenir de grandes entreprises. Donc, on a besoin que le dialogue avec l’Etat soit de mise pour qu’on puisse amorcer tous les problèmes qu’on a, les problèmes liés au financement, à la structuration et à l’accès aux marchés publics », a-t-il confié.
Cette plateforme qui a réuni près d’une soixantaine de représentants d’AOP devrait contribuer à renforcer la concertation entre l’Etat et les acteurs économiques, en alignant les attentes du terrain avec les ambitions du Plan stratégique « Vision 2030 » de la Côte d’Ivoire.
AP/Sf/APA






