Plusieurs événements majeurs de l’histoire contemporaine africaine sont commémorés ce 5 août, parmi lesquels l’indépendance du Burkina Faso, l’arrestation de Nelson Mandela, et l’adoption d’un texte controversé sur les droits de l’homme dans le monde musulman.
Le 5 août 1960, l’ex-Haute‑Volta proclamait son indépendance de la France à minuit, sous la présidence de Maurice Yaméogo. Cette date marque la fin officielle du régime colonial, bien que le nom « Burkina Faso » n’ait été adopté qu’en 1984 par le capitaine Thomas Sankara.
Autre fait marquant, le 5 août 1962, Nelson Mandela est arrêté sur une route entre Durban et Johannesburg, en Afrique du Sud. L’icône sud-africaine, alors clandestin sous un faux nom, est capturée après avoir été dénoncée. Ce jour-là débute son long emprisonnement de 27 ans, comme le raconte son autobiographie « Un long chemin vers la liberté ».
En Algérie, le 5 août 1934 reste associé à la journée la plus violente du pogrom de Constantine, une série d’émeutes antisémites ayant causé la mort de 25 personnes d’origine juive, selon les bilans officiels. Les troubles, qui ont duré du 3 au 5 août, sont considérés comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire coloniale.
Sur le plan diplomatique, le 5 août 1990, les pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont adopté au Caire une Déclaration des droits de l’homme en islam, dans laquelle les libertés fondamentales sont encadrées par la charia. Ce texte, vivement critiqué par les défenseurs des droits universels, reste en vigueur.
En 2025, cette date coïncide également avec la clôture annoncée des Jeux scolaires africains à Constantine (Algérie), selon les autorités locales, et la tenue d’un second tour des élections sénatoriales en Égypte, bien que ces deux événements restent peu couverts hors de leur pays.
Sf/APA






