La presse ouest-africaine parcourue lundi à APA s’intéresse à l’ouverture d’une enquête judiciaire au Sénégal concernant les 80 morts lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024, la mission cruciale du FMI à Dakar, les mesures monétaires de la BCEAO, le suicide en détention d’un cyberactiviste en Côte d’Ivoire, un drame fluvial au Nigéria, ainsi que d’autres faits saillants au Ghana, Togo et Libéria.
Au Sénégal, L’Observateur indique que « la justice entre en scène » avec l’ouverture d’une enquête sur les décès survenus lors des manifestations politiques entre 2021 et 2024. Selon le journal, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a « formellement saisi le procureur général par courrier ».
Ce dernier a transmis la demande au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Dakar, Ibrahima Ndoye, chargé de diligenter l’enquête sur les plus de 80 morts, principalement liés à la répression du précédent régime contre le parti Pastef, aujourd’hui au pouvoir, et son leader Ousmane Sonko, actuel Premier ministre. L’enquête vise quatre infractions majeures, dont les « crimes contre l’humanité », afin d’établir les responsabilités jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.
Dans un autre registre, Walf Quotidien évoque la mission du Fonds monétaire international (FMI) attendue fin août à Dakar, soulignant que le Sénégal, qui espère signer un nouveau programme après l’affaire de la « dette cachée », joue son avenir « à quitte ou double ».
De son côté, Sud Quotidien note que l’économie nationale est « toujours dans l’ornière » malgré le plan de redressement annoncé par le gouvernement. L’expert financier Mohamed Dia prévient qu’« aucun plan de redressement ne peut régler tous les problèmes à court terme ». Il estime néanmoins que les nouvelles autorités ont eu raison de révéler la réalité des chiffres, car « le FMI ne pouvait pas se baser sur deux données contradictoires ».
Au Mali, Maliweb évoque la baisse des taux directeurs de 0,25 point par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), une mesure saluée par le ministre de l’Économie, Alousséni Sanou, qui y voit un soutien à l’économie et aux PME de l’UEMOA, où l’inflation est maîtrisée (2,7 %) et la croissance atteint 7 %.
En Côte d’Ivoire, Fraternité Matin annonce le décès de l’activiste burkinabè Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso. Le procureur de la République a confirmé le « suicide en détention » du cyberactiviste, poursuivi pour complot contre l’autorité de l’État et détenu à l’École de gendarmerie d’Abidjan. Abidjan.net rapporte que le corps sans vie d’Alino Faso a été retrouvé jeudi 24 juillet dans sa cellule.
Au Nigéria, Premium Times fait état d’un accident de bateau ayant causé la mort de 25 personnes, dont une famille de dix, dans l’État fédéré du Niger. Les victimes étaient des commerçants se rendant au marché de Zumba, a confirmé le Sarkin Ruwa de Zumba, Umar Isah.
Le même journal s’entretient avec le président de la Fédération africaine de tennis de table (ATTF), Wahid Oshodi, qui dévoile les actions nécessaires pour faire du Nigéria un géant mondial de la discipline. Il souligne le potentiel croissant du tennis de table en Afrique, les étoiles montantes nigérianes et la nécessité d’investissements accrus pour être compétitif à l’international.
Au Ghana, Graphic suit le procès d’un logiciel de cyberdéfense de 7 millions de dollars. Un témoin a détaillé les flux financiers du sac « Ghana Must Go » de la banque vers les accusés. L’affaire implique l’ancien directeur général du National Signals Bureau (NSB), Kwabena Adu-Boahene, et trois autres prévenus, accusés de détournement de fonds depuis cinq ans.
Au Togo, Fraternité Matin rapporte que l’ambassadeur togolais aux États-Unis, Frédéric Edem Hegbe, a rencontré à Washington le nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah. Celui-ci a présenté sa vision stratégique articulée autour de quatre priorités : accroître les financements pour l’Afrique, réformer l’architecture financière, transformer la démographie en moteur de croissance et développer des infrastructures durables.
Enfin, au Libéria, l’envoyé spécial du président, Emmett L. Dunn, a appelé à des mesures fermes contre la corruption. Lors des célébrations du 178e anniversaire de l’indépendance, il a exhorté le président Joseph Nyuma Boakai à ne pas suspendre, mais à « licencier les fonctionnaires corrompus et incompétents » du gouvernement.
ODL/ac/Sf/APA





