La production industrielle sénégalaise a crû de 19% en mai 2025, grâce au secteur extractif et au pétrole, tandis que le secteur manufacturier marque un recul, selon l’ANSD.
La production industrielle sénégalaise a progressé de 19,0% en mai 2025 par rapport à mai 2024, portée principalement par le secteur extractif et le démarrage de l’exploitation pétrolière, selon le rapport publié en juillet par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Toutefois, le secteur manufacturier connaît un léger repli, soulignant des disparités au sein de l’industrie nationale.
Selon les données de l’Indice harmonisé de la production industrielle (IHPI) de l’ANSD, le secteur des industries extractives affiche une croissance remarquable de 60,3% en mai 2025, stimulée par le lancement de l’extraction pétrolière. Malgré cette performance, certains sous-secteurs comme les minerais métalliques et autres industries extractives enregistrent des baisses respectives de 4,8% et 14,2%. Sur la période janvier-mai 2025, la croissance cumulée atteint 67,7%.
En revanche, les industries manufacturières ont reculé de 1,3% en mai, affectées notamment par une baisse de 21,5% dans les produits chimiques et pharmaceutiques et de 13,2% dans les matériaux minéraux. Seules les branches du raffinage et cokéfaction (+38,9%) et des produits métallurgiques (+7,5%) ont tiré leur épingle du jeu. Sur les cinq premiers mois de l’année, le secteur manufacturier accuse un repli de 2,4%.
Le secteur des industries environnementales connaît une croissance modérée de 4,2% en mai, soutenue par la collecte des eaux usées (+4,9%) et le traitement des déchets (+4,3%). Les activités d’électricité, gaz et eau progressent de 5,6% pour le mois, et de 1,4% sur les cinq mois. Par ailleurs, l’égrenage de coton n’a pas produit en mai, conformément à son cycle, mais affiche une progression cumulée de 43,1% sur cinq mois.
Le rapport, basé sur un échantillon de 72 entreprises couvrant près de 90% de la valeur ajoutée industrielle, s’appuie sur une méthodologie rigoureuse avec un double système de pondération et un taux de réponse de 86,8%.
Cette performance globale traduit un contexte contrasté où la dynamique du secteur extractif compense les difficultés rencontrées par certaines branches manufacturières, soulignant l’enjeu de diversification et d’équilibre pour l’industrie sénégalaise.
AC/Sf/APA






