La journée du 12 juillet reste gravée dans la mémoire collective africaine, marquée par deux épisodes déterminants de l’histoire du continent : la signature du traité Germano-Duala en 1884 au Cameroun et l’accession à l’indépendance de Sao Tomé-et-Principe en 1975.
Le 12 juillet 1884, à Douala, les rois Ndumbé Lobé Bell et Dika Mpondo Akwa signent avec des représentants des firmes allemandes Adolph Woermann et Jantzen & Thormählen un traité par lequel ils cèdent aux Allemands les droits de souveraineté, de législation et d’administration sur le territoire Duala. Cet acte officialise le début du protectorat allemand sur le Kamerun, prélude à la colonisation. Le traité sera par la suite contesté, certains chefs, tels que Kum’a Mbappé (Lock Priso), refusant cette domination et organisant une résistance armée.
Près d’un siècle plus tard, le 12 juillet 1975, Sao Tomé-et-Principe proclame son indépendance vis-à-vis du Portugal, après la révolution des Œillets de 1974 à Lisbonne. Manuel Pinto da Costa devient le premier président de ce jeune État insulaire, symbolisant la libération et l’émancipation des peuples africains face à la colonisation. Depuis, cette date est célébrée chaque année comme la fête nationale.
Ces deux événements, bien que contrastés dans leur nature, rappellent à la fois les blessures et les victoires de l’histoire africaine face à la domination coloniale.
Sf/APA







