Le Soudan du Sud autorise finalement l’entrée de Makula Kintu après un différend diplomatique avec les États-Unis.
Dans un revirement diplomatique, le gouvernement sud-soudanais a annoncé mardi qu’il autorisera l’entrée de M. Makula Kintu sur son territoire. Ce dernier avait été refoulé à l’aéroport international de Juba les 5 et 6 avril derniers après avoir été déporté des États-Unis.
Le 7 avril, les autorités sud-soudanaises avaient formellement contesté l’identité de cet individu, affirmant qu’il s’agissait d’un ressortissant congolais originaire du Nord-Kivu, et non d’un citoyen sud-soudanais.
Dans un communiqué publié le 8 avril, le gouvernement sud-soudanais a précisé que « dans l’esprit des relations amicales existantes entre le Soudan du Sud et les États-Unis, le gouvernement de la République du Soudan du Sud a décidé d’accorder à M. Makula Kintu la permission d’entrer dans le pays. »
Cette décision fait suite à l’annonce faite par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, concernant la suspension de la délivrance de visas aux citoyens sud-soudanais, suite à des accusations selon lesquelles Juba aurait refusé le rapatriement de ses ressortissants. Cette mesure a été qualifiée de « disproportionnée » par les autorités sud-soudanaises, qui ont rappelé avoir déjà facilité le retour de 21 des 23 personnes identifiées par les services américains.
Malgré cette décision d’apaisement, le ministère sud-soudanais des Affaires étrangères maintient que des « processus de vérification complets » avaient initialement confirmé que l’individu était un ressortissant de la République Démocratique du Congo.
Le gouvernement sud-soudanais a réaffirmé son engagement à « faciliter le retour des ressortissants sud-soudanais vérifiés qui sont programmés pour une déportation des États-Unis » et a annoncé que les autorités aéroportuaires ont reçu l’instruction de faciliter l’arrivée de M. Kintu « dès demain ».
AC/Sf/APA







