La Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) a annoncé, lundi à Dakar, la reprise progressive des opérations de paiement et d’encaissement, à la suite d’une cyberattaque ayant perturbé une partie de ses systèmes d’information.
Dans un communiqué, les services du Trésor public sénégalais victime d’une cyberattaque précisent que la reprise s’effectue de manière contrôlée et graduelle, afin de garantir la sécurité des données et la stabilité des systèmes informatiques. Les opérations concernées, essentielles au fonctionnement des finances publiques, sont réactivées étape par étape, sous une surveillance renforcée des infrastructures numériques.
Parallèlement, les opérations de sécurisation et d’audit se poursuivent afin d’évaluer l’étendue exacte de l’incident. Les équipes spécialisées travaillent à identifier l’origine de la cyberattaque, à en déterminer le mode opératoire et à mesurer son impact potentiel.
La DGCPT a confirmé avoir été la cible d’actes malveillants ayant affecté ses infrastructures numériques. Cette intrusion a entraîné des perturbations dans le fonctionnement de plusieurs plateformes critiques, utilisées pour la gestion des flux financiers de l’État, provoquant des dysfonctionnements temporaires dans le traitement de certaines transactions du Trésor public.
Dès la détection de l’incident, les équipes techniques ont été mobilisées en urgence afin de contenir la menace, sécuriser les systèmes et limiter les impacts sur les services publics.
Pour l’heure, aucune fuite massive de données n’a été officiellement confirmée par les autorités compétentes, même si les investigations se poursuivent.
Malgré ces perturbations, les autorités assurent que les services prioritaires de l’État continuent de fonctionner normalement. Des mesures ont été mises en place pour réduire l’impact sur les usagers et garantir la continuité des services essentiels.
Cet incident met en évidence la vulnérabilité croissante des systèmes d’information des administrations publiques face aux cybermenaces. Il s’inscrit dans un contexte régional et international marqué par la multiplication des attaques visant les institutions financières et les infrastructures critiques, notamment en Afrique de l’Ouest.
Cette cyberattaque contre le Trésor public sénégalais intervient après celles ayant ciblé les services des Impôts et Domaines ainsi que la Direction de l’automatisation du fichier (DAF).
TE/Sf/APA






