En Tunisie, le budget 2027 introduit l’obligation d’études finalisées et de sécurisation foncière avant tout nouveau projet.
La Tunisie engage un resserrement de la gestion de l’investissement public à travers les orientations du budget 2027, fixées par une circulaire gouvernementale publiée le 14 avril 2026. Le texte impose qu’aucun nouveau projet ne soit inscrit sans études techniques et financières achevées, ou sans clarification préalable de la situation foncière, selon les autorités tunisiennes. Cette mesure intervient après plusieurs années marquées par des retards d’exécution et des projets restés à l’état d’annonce.
Ce changement vise explicitement à écarter les projets jugés non aboutis sur le plan administratif ou difficilement réalisables dans des délais compatibles avec les programmations budgétaires.
Les autorités entendent ainsi renforcer la crédibilité de l’action publique en limitant les engagements sans traduction concrète sur le terrain. La circulaire précise que l’inscription budgétaire doit désormais refléter un degré de maturité suffisant pour permettre un démarrage effectif des travaux.
Ce recentrage se traduit par une priorité donnée à l’achèvement des projets en cours, en particulier ceux ayant un impact direct sur les conditions de vie dans les régions. Le gouvernement tunisien cherche à réduire le volume de chantiers en attente tout en améliorant les taux d’exécution. Aucune donnée agrégée récente sur les retards cumulés n’a été officiellement publiée dans cette circulaire, mais plusieurs programmes publics ont connu des blocages administratifs et financiers ces dernières années.
Parallèlement, les orientations budgétaires encouragent la maintenance des infrastructures existantes plutôt que le lancement systématique de nouveaux investissements. Cette approche vise à optimiser l’utilisation des ressources publiques dans un environnement marqué par des équilibres budgétaires fragiles et un accès plus exigeant aux financements.
Ce repositionnement s’inscrit dans une tendance plus large observée en Afrique, où les institutions financières internationales, dont la Banque africaine de développement, appellent à améliorer la qualité de la dépense publique. Elles insistent notamment sur la préparation des projets, la transparence des procédures et la capacité d’exécution comme facteurs déterminants pour renforcer l’efficacité des politiques publiques.
MK/AK/Sf/APA







