Le Parlement tunisien ouvre mardi 27 octobre sa nouvelle session ordinaire, avec notamment à l’ordre du jour une proposition de loi visant à régulariser la situation des puits agricoles construits sans autorisation, dans un contexte de fortes tensions sur les ressources hydriques.
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) tunisien tiendra une séance plénière consacrée à l’ouverture de sa nouvelle session parlementaire ordinaire. L’ordre du jour prévoit également l’examen d’un texte relatif à la régularisation des puits agricoles non autorisés.
La députée Aouatef Chniti a indiqué lundi que cette proposition de loi figurerait parmi les dossiers soumis aux parlementaires, selon une déclaration rapportée par la presse tunisienne. Les modalités de régularisation envisagées et les conditions auxquelles les exploitants pourraient être soumis n’ont toutefois pas été précisées.
Ce dossier intervient alors que la Tunisie fait face à une pression croissante sur ses ressources en eau, sous l’effet de la sécheresse, de la baisse des réserves hydriques et des besoins de l’agriculture irriguée. La question des puits non autorisés se situe ainsi au croisement des impératifs de production agricole, de contrôle des prélèvements et de préservation des nappes souterraines.
L’examen parlementaire devra notamment permettre de préciser les conditions dans lesquelles les installations concernées pourraient être régularisées, ainsi que les éventuelles obligations imposées à leurs exploitants. Les dispositions finalement retenues seront déterminantes pour apprécier l’équilibre entre la mise en conformité des exploitations agricoles et la protection durable des ressources hydriques du pays.
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