Les étudiants de l’Université de Gambie ont organisé, lundi, une manifestation pour dénoncer leurs conditions de vie difficiles, notamment les problèmes de transport et la précarité de leur situation sociale.
Des centaines d’étudiants se sont rassemblés sur leur campus de Kanifing, dans la banlieue de Banjul, pour exprimer leur frustration face au manque de moyens de transport, qui rend l’accès aux cours particulièrement difficile.
« Le camion est ma seule option », pouvait-on lire sur la pancarte brandie par l’un des manifestants. Ce dernier dénonçait le fait qu’il fallait parfois plus de quatre heures pour rejoindre le campus principal de l’université, situé à Faraba Banta, à 56 kilomètres de la capitale gambienne.
De longues files d’étudiants sont régulièrement observées aux arrêts de bus. Les services de transport, selon eux, sont notoirement peu fiables.
Six semaines après le début du premier semestre, les étudiants affirment avoir manqué des cours et des examens importants en raison de la médiocrité du service de bus, laissant chaque semaine des centaines d’entre eux bloqués sur le campus.
D’autres dénoncent le manque de nourriture de qualité, ainsi que l’absence de laboratoires pour les étudiants en sciences et de locaux adaptés pour ceux qui suivent des études de journalisme.
Selon les étudiants, ces insuffisances relèvent entièrement de la responsabilité des autorités nationales, notamment des responsables du ministère de l’Enseignement supérieur, qui avaient promis une amélioration des conditions de vie sur le campus pour la nouvelle année universitaire.
« Ces problèmes pourraient être évités si les autorités accordaient davantage d’attention au bien-être des étudiants », a déclaré un représentant des étudiants, qui a donné lecture d’une liste de revendications visant à améliorer leur situation, sous les applaudissements nourris des manifestants.
Le Dr Ismaila Ceesay, ancien professeur d’université et actuel ministre de l’Information, a été hué par les manifestants, qui l’ont littéralement chassé alors que la tension atteignait son paroxysme.
D’autres responsables présents à proximité du lieu de la manifestation ont également essuyé les critiques des étudiants, qui leur ont crié à plusieurs reprises : « Honte à vous ! »
Le ministre de l’Enseignement supérieur, le professeur Pierre Gomez, qui a pris connaissance des revendications des manifestants, a promis d’examiner leurs doléances afin d’y apporter des réponses dans les meilleurs délais.
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