La ministre de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo a effectué, ce jeudi 12 février 2026, une tournée d’évaluation dans plusieurs quartiers d’Abidjan, afin de constater de visu l’autonomisation réelle des bénéficiaires du programme des filets sociaux productifs.
De l’élevage de volailles à Port-Bouët, aux commerces de proximité à Treichville, en passant par le fumage de poisson à Cocody, le programme des Filets sociaux ne se contente plus d’être une simple aide financière ; il s’affirme comme un véritable levier de transformation sociale.
C’est le constat dressé par la ministre de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté Myss Belmonde Dogo, lors d’une visite de terrain dans les localités d’Amangoua-Koi, Biafra et Cocody-Village, où elle a constaté des exemples de réussite inspirants.
À Amangoua-Koi (Port-Bouët), le parcours de Richard Adou Kouakou force l’admiration. Ancien bénéficiaire, il a su transformer ses allocations trimestrielles de 36 000 FCFA en une exploitation avicole florissante.

« J’ai commencé avec 50 poussins. Aujourd’hui, j’en ai 400 et ma ferme peut en accueillir jusqu’à 2 000 », a-t-il témoigné avec fierté. Avec cette ferme, Richard Kouakou survient à ses besoins et à ceux de sa famille.
Ce succès individuel s’appuie également sur une dynamique collective : les Associations de valorisation de l’entraide communautaire (AVEC). Dans ce seul village, sept groupes d’AVEC ont mobilisé plus de 20 millions de FCFA d’épargne redistribuée, permettant à 230 membres de financer leurs propres projets.
Le message de la ministre a été sans ambages : l’État ne se substitue pas à l’effort, il l’accompagne. Cela montre que les bénéficiaires des filets sociaux devront apprendre, eux-mêmes, à « se sortir d’affaire » et de la précarité, en utilisant efficacement cette manne.
« Le principe, c’est de ne pas donner de l’argent aux bénéficiaires, mais de leur apprendre à s’en sortir par leurs propres forces, tout en cultivant l’épargne et la solidarité », a martelé Myss Belmonde Dogo sur le site officiel du ministère de la Cohésion nationale.
À Treichville, cette solidarité est palpable. Le groupe « Djiguissemin » a redistribué près de 1,9 million de FCFA d’épargne à ses 26 membres. Des fonds qui se traduisent concrètement sur le terrain : Boussou Affouet Aminata gère désormais un parc de « baby-foot » générant jusqu’à 30 000 FCFA par jour.

Quant à l’orpheline Kouao Eba Prisca Nadège, elle a consolidé sa quincaillerie pour subvenir aux besoins de sa famille. Ces filets sociaux productifs ont permis à ces bénéficiaires de consolider leur business, leur offrant une résilience durable.
La tournée s’est achevée à Cocody-Village, dans l’Est d’Abidjan, auprès des fumeuses de poisson. Touchée par leur détermination, la ministre leur a promis l’octroi de fours améliorés pour optimiser leur production tout en préservant leur santé.
Elle a également assisté à une séance de formation, rappelant que le renforcement des capacités est la clé pour éviter tout « choc » après la sortie de ce programme qui cible des personnes vulnérables afin de leur apporter un appui financier.
« Nous repartons satisfaits. Le programme des Filets sociaux est un levier majeur pour réduire le taux de pauvreté », a conclu la ministre de la Solidarité, réitérant l’engagement du gouvernement ivoirien à bâtir une société plus résiliente.
AP/Sf/APA







