Au Sénégal, la surpopulation carcérale devient de plus en plus inquiétante, avec plus de 14 000 détenus pour une capacité de 4924 places,
Selon des chiffres datant de 2024 et rapportés par le quotidien national Le Soleil dans sa parution de ce vendredi, la population carcérale est estimée à 14 147 détenus, alors que la capacité d’accueil des 37 détenus alors que la capacité des 37 établissements pénitentiaires est de 4 924 places, soit un surplus de 7 986 détenus.
La population carcérale est constituée de 12 788 Sénégalais et 1 359 étrangers. Les 7 352 sont condamnés et les 6 795 sont des détenus provisoires.
Avec une capacité d’accueil de 2 467 détenus, la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, à Dakar, se retrouve avec 3 093 dont 2467 condamnés.
Au Sud, la prison de Sédhiou qui dispose de 116 places, accueille actuellement 159 détenus.
La maison d’arrêt et de correction de Mbour(Ouest) accueille 754 prisonniers pour un nombre de places de 650.
Cependant, la prison du Cap Manuel, à Dakar, n’a pas atteint ses capacités d’accueil, avec 246 détenus.
« En dépit de nombreuses réformes législatives et réglementaires entreprises ces dernières années, la problématique de la surpopulation carcérale est devenue un défi structurel et humain en raison de la survivance d’un certain nombre de lenteurs et de goulots d’étranglement dans le traitement des dossiers », a commenté le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, qui présidait jeudi la conférence nationale des Parquets, axée sur le thème : « Redynamisation des bureaux d’exécution des peines et réponses à la problématique de la surpopulation carcérale ».
« (…) les dossiers en attente de réquisitoires définitifs dans les parquets, les lenteurs dans le traitement et la transmission des dossiers frappés d’appels, les retards constatés dans l’enrôlement et la mise en état des procédures continuent d’atténuer les performances que vous avez réalisées dans d’autres aspects de la justice pénale. (…) votre implication dans le suivi du bon fonctionnement des cabinets d’instruction en relation avec les autorités compétentes reste encore un défi majeur pour lutter efficacement contre les longues détentions préventives », a dit le ministre de la Justice, Ousmane Diagne.
TE/Sf/APA