Le Conseil de gouvernement marocain, réuni jeudi 18 décembre à Rabat, a adopté un projet de décret fixant le montant du salaire minimum légal (SMIG) dans les activités agricoles et non agricoles.
Le texte du projet de décret sur le SMIG revalorisé a été présenté par le ministre marocain de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri.
Selon le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, ce projet s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre des engagements relatifs à l’amélioration des revenus des salariés du secteur privé, tels que prévus par l’accord tripartite signé le 29 avril 2024.
Ces engagements portent sur le déploiement de la deuxième tranche de l’augmentation prévue du salaire minimum légal dans les activités agricoles et non agricoles, fixée à 5%, a rappelé le ministre.
Cette revalorisation entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2026 pour les activités non agricoles et à partir du 1er avril 2026 pour les activités agricoles, précise le porte-parole.
Cette revalorisation salariale constitue l’aboutissement de plusieurs rounds de dialogue social entre le gouvernement, les centrales syndicales les plus représentatives et les organisations patronales. Elle vise à accompagner la hausse du coût de la vie et à renforcer la protection sociale des travailleurs, dans un contexte économique marqué par des pressions inflationnistes persistantes.
A travers cette mesure, qui intervient à quelques mois des élections législatives, prévues en septembre 2026, le gouvernement de Aziz Akhannouch affirme, sa volonté de respecter les engagements sociaux inscrits dans la feuille de route issue du dialogue social, tout en préservant l’équilibre des entreprises, notamment les petites et moyennes structures.
Au cours de sa réunion, le Conseil de gouvernement a examiné et adopté plusieurs projets de textes législatifs et réglementaires. Le Conseil a validé trois projets de décrets relatifs au secteur de la santé, présentés par le ministre de la Santé et de la Protection sociale. Ces textes s’inscrivent dans le cadre de la réforme globale du système national de santé, conformément aux Hautes orientations royales, et mettent l’accent sur la valorisation des ressources humaines, l’amélioration des statuts professionnels et la revalorisation des indemnités de garde et de permanence.
AK/ac/Sf/APA







