Le Mali mise sur le renforcement des mécanismes de suivi et de redevabilité pour améliorer l’efficacité de sa politique de lutte contre la corruption.
Une nouvelle orientation centrée sur le suivi et la redevabilité était au centre de l’atelier national de validation du rapport provisoire du système de suivi-évaluation de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC), tenu jeudi à Bamako sous la présidence du ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Yaya Gologo.
L’initiative vise à renforcer le suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale couvrant la période 2023-2027, en mettant l’accent sur la mesure des progrès accomplis, l’évaluation des résultats et la responsabilisation des différents acteurs impliqués.
Organisés par le Secrétariat permanent de la SNLCC, les travaux ont réuni des représentants des départements ministériels, des institutions de contrôle, de la société civile et du secteur privé, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Parmi les participants figuraient notamment la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Mali, Évelyne Rukundo Bamba, et la représentante de l’ambassade des Pays-Bas, Monique Korzelius.
Prenant la parole, Évelyne Rukundo Bamba a salué la mobilisation des différentes parties prenantes autour de ce processus. Elle a également remercié les autorités nationales, les représentants des structures concernées et le consultant Ibrahim Chila Maïga pour leur contribution aux travaux.
De son côté, le ministre Yaya Gologo a souligné la qualité de la coopération entre son département et le PNUD, tout en saluant l’engagement du partenaire onusien dans l’accompagnement de la politique nationale de lutte contre la corruption.
Au-delà de la validation d’un document technique, la démarche vise à renforcer les capacités de suivi de l’action publique dans un domaine où l’évaluation des résultats constitue un enjeu majeur. Le système de suivi-évaluation doit ainsi permettre de mieux apprécier le niveau d’exécution des mesures prévues par la SNLCC et de disposer d’éléments permettant d’orienter les interventions futures.
La mise en place d’un tel mécanisme entend également favoriser une plus grande transparence dans la conduite des actions engagées et renforcer la redevabilité des institutions et des acteurs concernés.
La validation du rapport provisoire constitue une étape du processus. Les informations disponibles ne précisent toutefois ni les conclusions détaillées du rapport ni les recommandations formulées à l’issue de l’atelier.
TE/Sf/APA





