Un comité mixte libyen a entamé à Tripoli l’examen d’une étude de faisabilité consacrée à un projet de corridor de transit reliant la Libye aux marchés africains.
Le Comité suprême mixte chargé du projet de corridor de transit Libye-Afrique a tenu mercredi à Tripoli sa première réunion de l’année 2026 au siège du Libya Africa Investment Portfolio (LAIP). Cette instance, mise en place conjointement par le fonds souverain libyen et le ministère des Transports, a examiné une étude de faisabilité réalisée par un cabinet de conseil américain spécialisé dans les infrastructures et la logistique.
Selon un communiqué publié par le LAIP, cette étude préliminaire met en avant la valeur stratégique et économique du projet. Le corridor envisagé vise à améliorer la connectivité entre la Libye et les marchés africains en développant un réseau intégré d’infrastructures de transport et de logistique. Les autorités estiment que ce dispositif pourrait faciliter les flux commerciaux, soutenir les activités logistiques et renforcer l’intégration économique régionale.
Les participants à la réunion ont toutefois formulé plusieurs observations techniques sur l’étude présentée. Les membres du comité ont proposé des ajustements portant notamment sur certains paramètres techniques et sur la structuration du projet. Ces remarques seront transmises au cabinet de conseil afin d’affiner l’analyse et de produire une version finale de l’étude conforme aux standards techniques et aux objectifs stratégiques définis par les autorités libyennes.
Au-delà de sa dimension infrastructurelle, ce corridor s’inscrit dans une stratégie plus large visant à diversifier l’économie libyenne, longtemps dépendante des hydrocarbures. Les autorités entendent renforcer le rôle du pays comme plateforme logistique reliant l’Afrique du Nord aux marchés subsahariens et aux réseaux commerciaux internationaux.
Le projet fait également partie d’un portefeuille d’investissements plus vaste piloté par le LAIP, qui intervient dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les transports, l’énergie, les télécommunications et la logistique. À travers ces initiatives, l’institution cherche à soutenir le développement d’infrastructures structurantes en Libye ainsi que dans plusieurs pays africains et européens, dans une perspective de croissance économique à long terme.
MK/AK/APA







